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samedi 7 juillet 2012

Rien ne se fera sans nous !!! On ne lâchera rien !

Rien ne se fera sans ULCOS et la prise en compte du dossier industriel par la commission Européenne. Il ne faut VRAIMENT RIEN lâcher !!!

vendredi 6 juillet 2012

ArcelorMittal invite trois équipes au Tour de France

L’intersyndicale de l’usine de Florange (Moselle) n’a pas raté l’arrivée du Tour de France à Metz ce vendredi pour rappeler la situation de l’usine en péril.
L’intersyndicale d’ArcelorMittal Florange (Moselle) a envoyé trois équipes pour suivre la sixième étape du Tour de France. Disposés au départ à Epernay, à 20 kilomètres de l’arrivée puis au dernier virage, les groupes de militants ont arboré la bannière "l’Acier lorrain vivra" pour rappeler leurs craintes pour les hauts fourneaux dont l’arrêt risque fort de s’avérer définitif.
Les premiers travaux de l’expertise conduite par Pascal Faure, en charge d’une étude gouvernementale du dossier d’ArcelorMittal Florange pour Arnaud Montebourg, inquiète l’intersyndicale qui voit s’y dessiner le risque d’un abandon de la filière liquide (les hauts-fourneaux) contre une hausse de capacité des usines à froids.
"Le tour de France constitue notre dernière occasion de rappeler les enjeux du site, qui est aujourd’hui viable en tant que site intégré. Le mandat de la mission consiste bien à rechercher toutes les solutions pour pérenniser à la fois les hauts-fourneaux et le laminoir", rappelle Edouard Martin, porte-parole CFDT de l’intersyndicale.
Les forces de l’ordre ont toléré les drapeaux, mais fait effacer toutes les inscriptions des syndicalistes au long du parcours.
Le vainqueur de l’étape, Peter Sagan, se verra remettre un maillot "l’acier lorrain vivra" par intermédiaires interposés.

Les ArcelorMittal à Metz le 06 07 2012

ARCELOR MITTAL METZ 06 07 2012 par littleboy57100

"L'acier lorrain vivra" sur les routes du Tour

Les Guignols de l'Info du 15/03/12 - Du nouveau au Mo-Em

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"Un" "est" "fait" ...

Arnaques aux étiquettes dans les supermarchés ...

La CFDT au tour de France ce jour. Etape: Épernay-Metz

Attention derrière nous la police !!!
Cette nuit sur les routes du tour avant Metz.... 
Une Militante de Terrain : Pat !

Notre Tour Eiffel

Sympathique vidéo... du Cantal.

Merci à Marie du Cantal pour cette sympathique vidéo

Bourdin 2012 : François Chérèque

François Chérèque, Secrétaire général de la CFDT le vendredi 6 juillet 2012 sur BFMTV

Plus de 200 000 personnes privées d'internet le 9 juillet ?

En France, plus de 10 000 ordinateurs seraient encore infectés par le virus DNS Changer.

Aurez-vous encore accès à internet lundi 9 juillet ? C'est la date qu'a choisi le FBI américain pour couper les serveurs DNS (Domain Name System) temporaires qu'il avait mis en place pour éviter que des centaines de milliers d'internautes touchés par un virus, le DNS Changer, ne soient privés d'internet.
Mais cette solution de remplacement touche à sa fin, alors que 10 000 ordinateurs seraient encore infectés par ce virus en France et pourraient ainsi se retrouver coupés du web.
• Qu'est-ce que le DNS Changer ?
Le DNS Changer est un virus informatique qui a déjà touché plusieurs centaines de milliers d'ordinateurs dans le monde, comme l'explique le site canadien CBC News (article en anglais). Agissant sur les paramètres internet d'un ordinateur, il modifie légèrement l'adresse du serveur DNS, indispensable pour aller sur le web. Le serveurs DNS, devenu frauduleux, redirige alors les internautes vers des sites dits "malveillants" et affichant de la publicité.
• Pourquoi certains ordinateurs pourraient être privés d'internet ?
Lorsqu'il a découvert le virus, le FBI a décidé de prendre le contrôle de ces serveurs pirates et de les remplacer par des serveurs à durée limitée, pour empêcher les victimes de se voir privées d'internet. Cette opération, baptisée "Ghost Click", devait initialement prendre fin avec l'arrêt de ces serveurs alternatifs le 7 mars 2012. Mais un tribunal américain a décidé d'en prolonger l'usage jusqu'au 9 juillet. L'enquête menée dans le même temps a permis d'arrêter six Estoniens à l'origine du virus, qui contrôlaient les serveurs pirates et percevaient des commissions sur la publicité.
Lundi 9 juillet, donc, le FBI déconnectera définitivement ces serveurs temporaires. De fait, les utilisateurs n'ayant pas encore nettoyé leur ordinateur du virus DNS Changer ne pourront plus se connecter au net. Ils seraient encore 275 000 dans le monde, dont 10 000 en France, selon le site Numerama.
• Comment savoir si votre machine est infectée ?
Les autorités canadiennes ont mis en place un site permettant de le vérifier. Il suffit d'accepter les modalités pour être redirigé vers une page qui vous indique immédiatement si l'ordinateur depuis lequel vous êtes connecté est infecté.
Si vous avez installé un antivirus sur votre ordinateur et qu'il est à jour, il a dû s'occuper du nettoyage et vous devriez être tranquille. Si vous êtes infecté, le site Videotron vous propose plusieurs programmes à télécharger pour vous en débarrasser. Et de procéder avant toute chose à une sauvegarde de vos fichiers.

jeudi 5 juillet 2012

ArcelorMittal : L’Europe heureusement s’en mêle ...

Avant-hier, 3 juillet 2012, une délégation de la fédération syndicale IndustriAll Europe a été reçue à sa demande à Strasbourg, par le Vice-président de la Commission européenne en charge de l’industrie et de l’entrepreneuriat, Antonio TAJANI, en présence de Pervenche BERES, Présidente de la Commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen. La délégation était conduite par Barth SAMYN, secrétaire Général Adjoint d’IndustriAll Europe, accompagné de représentants des syndicats français, belges et luxembourgeois du Groupe ArcelorMittal, parmi lesquels Édouard MARTIN pour la FGMM-CFDT.
La délégation d’IndustriAll Europe a fait part de son analyse de la stratégie financière conduite au niveau mondial par ArcelorMittal et de ses inquiétudes sur les conséquences de cette stratégie désastreuses pour l’emploi et l’outil industriel sidérurgique européen. Elle a fait part de sa demande d’une politique industrielle européenne, qui préserve les intérêts sociaux et économiques des pays et des salariés européens, notamment par des conditions commerciales de réciprocité dans les échanges internationaux et par l’engagement dans des investissements permettant la transition écologique de la sidérurgie.
« L’Union européenne ne peut plus être naïve dans la mondialisation. Elle doit non seulement innover, mais aussi protéger et valoriser ses potentiels. Je soutiens dans cet esprit l’idée de bâtir une stratégie fondée sur la promotion de champions industriels européens, comme l’a évoqué Antonio TAJANI », a souligné Pervenche BERES.
En réponse aux échanges, le Commissaire européen a annoncé que serait constitué un groupe de travail sur la sidérurgie, composé de représentants des syndicats, d’entreprises sidérurgiques et d’experts en la matière. De tels groupes existent déjà pour les secteurs de la construction navale et de l’automobile.
La FGMM-CFDT se félicite que l’idée de « politique industrielle » ne soit plus tout à fait un tabou en Europe, et de cette décision en faveur d’un dialogue portant sur l’avenir de la sidérurgie en Europe. Elle demande au ministre français du redressement industriel, qui s’est engagé dans une tournée de rencontre avec ses homologues européens des pays d’implantation d’ArcelorMittal, de soutenir cette démarche auprès d’eux.

FGMM-CFDT

ArcelorMittal: le gouvernement wallon veut une négociation avec Mittal

Le gouvernement wallon s'est engagé jeudi à collaborer à la rédaction d'un plan d'affaires qui accompagnera le plan présenté par les syndicats liégeois d'ArcelorMittal. Il souhaite également l'ouverture d'une négociation avec la direction du groupe sidérurgique même s'il s'attend à une tâche difficile, a expliqué le ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS), à l'issue d'une réunion entre l'exécutif régional et les représentants syndicaux. Le ministre n'a pas tranché la question de savoir si l'avenir d'une sidérurgie intégrée à Liège se ferait avec ou sans ArcelorMittal. La première solution est la plus commode mais la deuxième n'est pas exclue.
"Il y a sûrement moyen de faire quelque chose sans Arcelor mais à nous maintenant d'entrer en négociation. C'est clair que ça va être quelque chose de difficile", a souligné le ministre.
Dans le cadre d'une négociation avec le géant sidérurgique, la Région dispose d'arguments. "S'ils devaient maintenir leurs exigences, le coût du démantèlement devrait les faire réfléchir", a averti M. Marcourt. Aucune estimation précise n'a été avancée à ce jour mais un coût tournant autour des 800 millions d'euros est toujours évoqué.

L'élaboration d'un plan d'affaires permettra de démontrer la viabilité du modèle proposé à la fin du mois de juin par les syndicats, et aussitôt rejeté par la direction d'ArcelorMittal.
"A ce stade, il n'y a pas d'engagement irrémédiable mais une volonté de travail. Nous avons devant nous un travail sérieux mais qui n'est pas complet. Toute une série de questions doivent encore trouver une réponse", a expliqué le vice-président cdH du gouvernement, André Antoine.

Parmi celles-ci, figurent la recherche d'un partenaire industriel ou la compatibilité d'un soutien régional au projet avec la réglementation européenne. M. Marcourt a rappelé mardi au parlement que la marge de manoeuvre sur ce sujet était étroite.

Les représentants syndicaux se sont dits "extrêmement positifs" à l'issue de la réunion. "Nous avons reçu un très bon accueil de notre projet alternatif. Les constats sont partagés", a souligné Jordan Atanasov, secrétaire régional de la CSC Métal.

Il n'y avait toutefois aucun optimisme à l'égard de la poursuite des activités dans le giron du groupe sidérurgique. "Pour nous, avec ArcelorMitall, c'est mort. Depuis la mi-juin, M. Mittal ferme la porte", a indiqué Jean-Luc Rader, secrétaire régional de la FGTB Métal.
Le plan syndical pour assurer le maintien d'une sidérurgie intégrée s'inspire du modèle éprouvé dans le land allemand de Sarre et repose sur la création d'une société patrimoniale et une société de gestion. Un soutien financier régional serait nécessaire. Les syndicats proposent à cet effet au gouvernement wallon de vendre la participation de 0,7 pc que la Région détient dans le capital d'ArcelorMittal. L'exécutif n'a pris aucun engagement sur ce point.

La phase 1 de la Loi Renault, entamée en octobre après l'annonce de la fermeture de la phase à chaud liégeoise, s'est achevée le 26 juin. La direction a répété qu'elle n'entendait pas vendre les outils, qu'il s'agisse du chaud ou du froid. Elle a toutefois fait savoir qu'elle ne poserait aucun acte susceptible de mettre en péril les outils de la phase liquide au mois de juillet. Les syndicats demandent que ce délai soit prolongé jusqu'au mois d'octobre.
"S'ils ne s'engagent pas par écrit, on montera la garde devant les outils", a averti M. Rader. 

mercredi 4 juillet 2012

Le Grand Journal du 04/07/12 "Arnaud Montebourg"

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Les Guignols de l'Info du 04/07/12

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ArcelorMittal : vers une nouvelle cure d'amaigrissement en Europe ?

(Boursier.com) -- La presse financière belge indique qu'ArcelorMittal prévoit un plan de réduction d'effectifs dans ses fonctions administratives en Europe, qui pourrait concerner un poste sur trois. L'objectif est d'économiser 25% supplémentaires dans la zone. Le plan, baptisé "Lean" (qui pourrait se traduire par "allégé", ou "maigre") devrait concerner les branches aciers plats au carbone dans plusieurs pays européens, dont la France, la Belgique, le Luxembourg et l'Espagne. Les organisations syndicales ont prévu de demander des comptes les 10 et 11 juillet prochain lors du prochain conseil d'entreprise.

Arcelor : la tête dans le guidon

ArcelorMittal : la tête dans le guidon

Pour ne pas tomber dans les méandres de l’oubli, les représentants d’ArcelorMittal multiplient, depuis le début de leur lutte pour l’emploi, les coups d’éclat médiatiques.
Cette fois, les syndicalistes entendent s’inviter, ce vendredi, à l’étape messine du Tour de France.
À cette occasion, ils ne manqueront pas de rappeler les échéances décisives pour l’avenir du site florangeois. À savoir les conclusions de la mission interministérielle commandée par le gouvernement Ayrault, mais surtout l’annonce de Mittal concernant le devenir de l’ensemble des filières liquides du groupe.
Conscients qu’il ne faudra pas écorner l’image de leur combat, les hommes en rouge et orange se sont mis d’accord pour ne pas perturber la bonne tenue du grand événement cycliste de l’année.
La descente n’en serait que plus dure…

Jean-Marc Ayrault, la lampe de mineur et ArcelorMittal (il y a 2 mois)

Il y a deux mois, jour pour jour, c'est François Hollande qui faisait campagne à Forbach. Celui qui n'était pas encore Président de la République était alors accueilli par son maire, Laurent Kalinowski. Le premier magistrat, candidat aux législatives, a reçu ce matin, en Moselle-Est, Jean-Marc Ayrault, premier ministre, avec une lampe de mineur. Jean-Marc Ayrault, qui se rendra également dans la journée à Saint-Avold, Metz, Nancy, Vandœuvre et Toul, n'a pas oublié Florange dont les representants d'ArcelorMittal étaient au même moment à l'Elysée, face au chef de l'Etat.

mardi 3 juillet 2012

Florange - Les ArcelorMittal renoncent à Paris

Mardi 3 juillet 2012, une délégation de métallurgistes de Florange devait manifester devant l'Assemblée Nationale à Paris, pendant que le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, prononcait son discours de politique générale.




Mais la décision a finalement été prise, sans explication officielle, de renoncer à ce déplacement.

lundi 2 juillet 2012

Inquiétude à Arcelor Mittal. La réaction de la CGT de Fos sur Mer

Hier Matin la direction du site Arcelor Mittal Fos a rencontré les cadres de l'établissement. Au cours de cette rencontre , il a été question de la mise en place d'un plan d'action de compétitivité du site pour les prochains Mois. La direction souhaite gagner de nouveaux marchés à l'export par " l'obtention de cout de fabrication compétitif".

Ce matin Sébastien Thomas, délégué syndical CGT était interviewé dans les journaux de Maritima radio.

Arnaud Montebourg: industrie, commando et midinet

Arnaud Montebourg a donné le 1er juin au Monde une interview qui serait drôle si elle n'était affligeante. Le nouveau ministre du nouveau Redressement productif est un personnage au talent immense. Orateur hors pair, il est une sorte de mélange de Rastignac, de Don Quichotte et de Joseph Bara. Son phrasé aristocratique tranche avec ses positions radicales, son allure de jeune premier et ses cols blancs ne laissent guère présager au premier coup d'œil sa rouge vigueur démondialisatrice (quoiqu'il faudrait nuancer le mot de "vigueur" puisque, depuis qu'il est au gouvernement et qu'il est séparé d'Aquilino Morelle, de démondialisation, il n'est plus question).
Dans l'entretien qu'il a accordé au Monde, on est d'abord frappé par l'utilisation d'une rhétorique volontariste, voire guerrière ("Au quotidien, nous avons conçu une cellule en forme de commando composée de quatre personnes qui parent à l'urgence") : on croirait entendre un Nicolas Sarkozy en culottes de velours et bonnet phrygien. Dans la foulée, et par contraste, on n'est guère rassuré par sa manière de se barricader derrière la perspective, par ailleurs louable, du dialogue social renoué ("La conférence sociale est le lieu où ces problèmes doivent être traités"). Probablement que, dans la perspective des élections législatives, la prudence politique lui commandait d'en dire le moins possible. Peut-être était-ce aussi une manière de faire l'aveu précoce de son impuissance ? Comment comprendre autrement ses incantations ("je lance donc un appel aux chefs d'entreprises") et l'annonce de sa fatale résignation ("nous sauverons les emplois qui peuvent l'être") ?
L'absence globale de réflexion de fond, dans son discours, sur la manière d'adapter l'outil de production français aux enjeux actuels est suffisamment inquiétante pour qu'on n'ait pas à s'attarder sur cette formule tellement belle qu'on la croirait empruntée au répertoire de Dominique de Villepin : "il y a eu un temps pour l'égoïsme, il a même été au pouvoir au sommet de l'Etat. Maintenant nous sommes entrés dans le moment où les Français se donnent la main".

La situation exige pourtant d'un ministre autre chose que de délivrer un message de midinet.
L'industrie française peut-elle légitimement espérer que la nouvelle majorité saura décider et mettre en œuvre les éléments d'une stratégie industrielle qui aurait pour but de maintenir durablement l'activité sur le territoire national, voire même, mais a-t-on encore le droit de l'espérer ?, de développer et de renouveler l'outil de production ?
Peut-on considérer que les gesticulations qui ont permis de sauver (provisoirement) l'emploi dessalariés de Lejaby ou d'obtenir la "promesse" d'une "éventuelle" réouverture des hauts-fourneaux de Florange le cèderont, maintenant que la période électorale s'est achevée, à une véritable politique industrielle ?
Le diagnostic n'a rien de mystérieux : l'incompétitivité des entreprises françaises est connue et la précédente majorité a échoué à la résoudre. Le coût du travail est son catéchisme, l'inadaptation de la formation, son ressort, et l'obsolescence de l'outil de production sera demain, si rien n'est fait, son épitaphe. Plutôt que d'envoyer un commando spécial au chevet d'industries françaises exsangues, il est urgent d'alléger le coût du travail et de mettre l'appareil productif sur le chemin de la modernisation.
Sur ce dernier point, l'exemple allemand là encore est à méditer. L'Allemagne a en effet pris la décision difficile de se lancer dans la voie de la transition énergétique. C'est un pari coûteux, courageux, voire même, à en croire les réticences exprimées des deux côtés du Rhin, audacieux. Ce choix nécessite le développement d'industries nouvelles et de haute-technologie, ainsi que des investissements massifs dans les réseaux, les infrastructures et la recherche.
L'Allemagne en se lançant dans cette voie a accepté de courir un risque, le risque de l'échec. Mais si ce pari réussi, elle aura dans dix ans une avance colossale sur ses partenaires européens auxquels elle pourra alors vendre son matériel et son savoir-faire.
Le débat sur la transition énergétique prévu pour l'automne sera l'occasion d'impulser une dynamique écologique et industrielle, pourvu qu'il connaisse un sort meilleur que celui réservé hier au Grenelle de l'environnement et pourvu que le gouvernement préfère à la prudente inertie le risque du mouvement. Nous ne doutons pas que les bras d'Arnaud Montebourg s'agiteront alors pour faire tourner les éoliennes gouvernementales mais ne soyons pas dupes de ses vaines simagrées. Même aidé de 22 commissaires pompiers, son sort est scellé. A lui le privilège de se pâmer encore durant quelques mois devant les caméras et de se gonfler d'orgueil, mais il en subira bientôt l'inévitable châtiment.
Car Arnaud Montebourg ne doit pas se leurrer : François Hollande l'a élevé à cette haute fonction ministérielle comme on place un paratonnerre sur l'immeuble le plus haut de la ville. C'est sur lui que s'abattront la foudre et le discrédit quand il aura échoué à remplir sa mission impossible, incapable de sauver les Doux, les Caddie et les Technicolor. La télégénie croquignolesque ne saurait faire des miracles, il porte une croix trop lourde. François Hollande ne lui a pas tressé une couronne de lauriers mais une couronne d'épines. Arnaud Montebourg peut toujours se draper de rouge, son sort est scellé et il est déjà vêtu de blanc ainsi qu'un mort de son linceul.

Tour de France: le peloton a pris le départ de la première étape


Les 198 coureurs du Tour de France ont pris dimanche vers 12H35 le départ de la première étape de l'édition 2012 longue de 198 kilomètres entre Liège et Seraing (Belgique) par un temps ensoleillé.
Une brève cérémonie en présence d'élus locaux, durant laquelle les hymnes français et belge ont été joués, s'était tenue auparavant sur la place Saint-Lambert, au centre de la capitale économique de la Wallonie.
En accord avec les organisateurs, une délégation d'ouvriers du groupe Arcelor-Mittal a également déployé durant deux minutes une banderole pour la défense de leurs emplois menacés par l'annonce de la fin des activités de la phase liquide dans la région liégeoise.
Lors de cette première étape en ligne, le peloton abordera les premières difficultés avec cinq côtes de quatrième catégorie, dont la dernière mène à l'arrivée après une portion d'1,4 kilomètre à 5,8% de pente. L'arrivée est attendue entre 17H05 et 17H30.

La Voix Du Nord


Une délégation syndicale composée d'une trentaine de délégués d'Acelor Mittal a retardé de deux minutes, dimanche, le départ de l'étape Liège-Seraing, donné de la place Saint-Lambert. Les syndicats, en front commun, ont dénoncé de façon théâtrale la décision prise par Lakshmi Mittal concernant la phase à chaud à Liège. Soutenu par le public présent pour les coureurs, les représentants des travailleurs ont profité de l'avènement médiatique afin de faire passer un message fort à leur patron qui a décidé de fermer la phase à chaud. 581 emplois sont menacés. La délégation syndicale s'est placée devant le peloton avec une banderole en français et en anglais avec un message clair "les travailleurs liégeois veulent une sidérurgie intégrée". Une saynète mettant en scène le patron Indien d'Arcelor Mittal et un fondeur a également été jouée, Mittal remettant les clés de l'entreprise au personnel. La délégation syndicale a rappelé aux responsables locaux par cette action, négociée avec les patrons du Tour, qu'elle souhaitait une issue favorable pour le bassin liégeois. Les représentants des travailleurs considèrent que l'arrêt de la phase à chaud, pourtant rentable, entraînera systématiquement celui de la phase à froid et "ce sera une catastrophe pour plus de 10.000 familles", ont-ils conclu. Sur le coup de 15 heures, au kilomètre 104 de l'épreuve, à Lierneux, c'est une délégation de la FGTB Verviers et communauté germanophone, forte d'une cinquantaine de membres, qui manifestera son mécontentement par rapport aux mesures d'austérité prônées par l'Europe. Banderoles et drapeaux seront déployés. Aucun arrêt de la course n'est prévu.