samedi 26 mars 2016

Nous, ouvriers (1/3) : "Nos mains ont reconstruit la France”

France 3 propose “Nous, ouvriers”, une série de 3 films afin de dresser le portrait de cette France ouvrière, par ceux qui l’ont faite et continuent de la faire.Regardez le premier épisode de cette saga...

Dans cette première partie, le film décrit les années d'après-guerre. Les ouvriers sortent auréolés de leur engagement massif sans la Résistance, et la fierté d'appartenir à ce monde est grande. Dans l'inconscient collectif, l'ouvrier a le visage et la gouaille de Jean Gabin. Le travail en usine ou la mine reste une réelle épreuve, mais les acquis du Front Populaire et les réformes sociales de 1945 laissent espérer aux ouvriers une amélioration de leurs conditions de vie.

dimanche 13 mars 2016

Edouard Martin : "Quand on est sidérurgiste, c'est à vie !"

L'ancien ouvrier sidérurgiste et syndicaliste Edouard Martin, devenu député européen en 2014 sur une liste du Parti socialiste, n'oublie pas d'où il vient. Trente ans d'usine à Florange !
Il ne manque pas de le rappeler à qui pourrait en douter…

mercredi 13 janvier 2016

Edouard Martin: "La vraie violence sociale est dans la suppression des emplois"


Huit ex-salariés de Goodyear ont été condamnés mardi à neuf mois de prison ferme pour la séquestration durant 30 heures en janvier 2014 de deux cadres dirigeants de l'entreprise. Une sentence "disproportionnée" pour Edouard Martin. Bourdin Direct est une émission d’information dans laquelle interviennent en direct les acteurs de l’actualité.

dimanche 26 octobre 2014

Le défit Européen d'Edouard Martin...

C’est un journal de bord en forme de feuilleton à suspense.

Le défi d’un ouvrier sidérurgiste qui a décidé de changer de costume et de s’engager en politique.

A Florange, il était le leader charismatique des salariés d’ArcelorMittal, figure syndicale et médiatique qui s’est révélée au fil de la mobilisation contre la fermeture des hauts fourneaux de Lorraine. En décidant de rejoindre le Parti socialiste pour les élections européennes , Edouard Martin est devenu 
une cible. De sa campagne dans le Grand Est à ses premiers pas de candidat à la Mutualité jusqu’au Parlement européen…

Comment Edouard Martin a-t-il négocié son virage militant ?

A-t-il su garder cette liberté de parole qui l’avait rendu si populaire ?

Réussit-il à défendre son projet de réindustrialisation, pour une Europe sociale et citoyenne ?

Réalisation: Anne Gintzburger / Franck Vrignon
Produit par: Chasseur D'étoiles


Grand écran : Le défi européen d'Edouard Martin par LCP

samedi 25 octobre 2014

ArcelorMittal 80% des engagements assurés...


Environ 80% des investissements promis par ArcelorMittal pour moderniser son site de Florange (Moselle), en contrepartie de la fermeture de ses hauts-fourneaux, sont déjà "sur les rails", a estimé vendredi le comité de suivi de cet accord signé fin 2012.
Sur un  de 180 millions d'euros prévus sur 5 ans, "146 millions d'euros d'investissements ont été autorisés par le groupe, soit 80% du plan, parmi lesquels 83 millions d'euros sont déjà en de réalisation industrielle ou déjà réalisés", a détaillé Henri-Pierre Orsoni, directeur des sites ArcelorMittal Lorraine-Atlantique. 

Près de la moitié des montants déjà investis concerne des installations pour produire Usibor, un acier haut de gamme d'ArcelorMittal destiné au  automobile dont la production a doublé en deux ans pour atteindre cette année 620.000 tonnes, a poursuivi M. Orsoni.
D'autres investissements en cours portent notamment sur de nouveaux équipements pour l'activité emballages ou sur la logistique du site, qui emploie 2.200 salariés.
Ces efforts financiers "pérennisent à la fois le site et améliore ses capacités à faire des produits plus différenciants", a estimé M. Orsoni, au terme d'une réunion à Metz avec des représentants des services de l'Etat, des élus locaux ainsi que des représentants CFDT et CFE-CGC de Florange.
Ces réalisations sont la preuve que "Florange existe encore, contrairement à ceux qui pensent que ce n'est plus qu'un désert" depuis la fermeture des hauts-fourneaux en avril 2013, a estimé François Marzorati, ancien haut fonctionnaire et président du comité de suivi de l'accord entre l'Etat et ArcelorMittal.
Toutefois ces investissements ne sont pas accompagnés de nouvelles embauches à Florange pour le moment, car ArcelorMittal a privilégié le reclassement en interne de plus de 320 anciens salariés des hauts-fourneaux.
ArcelorMittal embauche en revanche dans la recherche en Moselle. Son campus de recherche de Maizières-lès-Metz participe notamment au projet LIS, un programme public-privé de recherche-développement sur la valorisation et le recyclage des émissions industrielles de CO2, doté d'un budget total de 32 millions d'euros, dont 13 millions d'ArcelorMittal.
"Beaucoup de technologies sont en cours de test, certaines sont assez prometteuses", par exemple la possibilité de transformer le CO2 en méthanol, selon M. Orsoni, qui ne prévoit toutefois pas de développements industriels issus du projet LIS avant 2020.

lundi 9 décembre 2013

JEAN LASSALLE, "LE DÉPUTÉ QUI MARCHE", TERMINE SON TOUR DE FRANCE - 9/12

Jean Lassalle arrivera ce mardi à Paris, dernière étape de son tour de France. Le député du Modem a entamé cette action en avril dernier pour aller à la rencontre des Français et écouter leurs inquiétudes. Dimanche, l'élu des Pyrénées-Atlantiques marchait entre Verdon et Mantes-la-Jolie.

"Vous êtes un combattant, ce sont des hommes comme vous que j'ai envie de voir", s'enthousiasme l'homme. "C'est tous des menteurs la-haut. Mais ce sont peut-être des hommes comme vous qui me donnent envie d'aller voter, moi qui ne l'ai jamais fait".

mardi 22 octobre 2013

La nouvelle France industrielle


Fil'gouv

Le président de la République a présenté les priorités de la politique industrielle de la France, « la nouvelle France industrielle », en présence d'Arnaud Montebourg le jeudi 12 septembre 2013, au palais de l’Elysée. **Programme **10h00 Visite de l’exposition « la nouvelle France industrielle » 10h35 Intervention d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif 10h45 Intervention de six responsables industriels 11h20 Allocution du président de la République

samedi 5 octobre 2013

Jean-Marc Ayrault : « Permettre à la Lorraine de rebondir »

Avant de participer aujourd’hui aux cérémonies d’inauguration du Mettis à Metz, le chef du gouvernement a répondu à nos questions. L’occasion de marteler les priorités du Pacte Lorraine.


Vous avez contractualisé le 17 septembre à Matignon le Pacte Lorraine avec Jean-Pierre Masseret. Un engagement confirmé par François Hollande, lors de sa visite, la semaine dernière à Florange. Quels seront les apports concrets pour la région ?
Jean-Marc AYRAULT : « Le Pacte Lorraine permettra de sélectionner, puis de cofinancer à parité les projets les plus prometteurs en termes de création d’activités et d’emplois pour la région. Trois domaines sont prioritaires.
Il s’agit d’abord de la recherche, autour d’une grande technopole lorraine des matériaux et de l’énergie, auquel s’ajoute l’annonce par le chef de l’Etat, à Florange, d’une plateforme publique de recherche et de développement industriel pour la sidérurgie lorraine.
Le deuxième axe est le développement des filières à fort potentiel : filière bois, innovation dans l’agroalimentaire, couverture de la région en très haut débit, e-santé et silver economy (économie ciblant les personnes âgées).
Enfin, le dernier axe est celui de l’attractivité du territoire et de l’amélioration de la qualité de vie de ses habitants.
Les 300 M€ mobilisés par le gouvernement et le conseil régional viendront appuyer l’effort des entreprises, des collectivités locales, de tous les partenaires impliqués. Au total, si tout le monde joue le jeu, on peut espérer jusqu’à 1,5 milliard d’euros d’investissements en Lorraine en 3 ans. »

"François Hollande reviendra chaque année à... par republicain-lorrain
Pour la droite, ce coup de pouce à 300 M€ relève de la stricte application déclinée à la Lorraine du droit commun du plan Montebourg de relance de l’industrie, disposant d’une enveloppe de 3,5 milliards. Ni plus, ni moins.
« Ce n’est pas la même chose. Le plan de relance de l’industrie est un plan national sur 5 ou 10 ans. Il pourra bien sûr bénéficier à la Lorraine. Le Pacte Lorraine, lui, est un plan spécifique, et ses aides seront débloquées sur les trois prochaines années.
Bien sûr les thématiques se rejoignent parfois, mais ce n’est ni le même plan, ni les mêmes financements, ni la même logique. Cela vient en plus.
La droite a beau jeu de critiquer, mais qu’a-t-elle fait pour la région depuis tant d’années ? La Lorraine a connu tellement d’annonces jamais suivies d’effets ! Mon gouvernement, lui, agit concrètement pour soutenir les projets des Lorrains. »
D’autres redoutent que le Pacte ne vienne déshabiller le contrat de plan (2015-2020) ?
« Ils ne doivent pas avoir cette crainte : le Pacte Lorraine s’inscrit en cohérence avec le contrat de plan Etat/Région qui sera signé en 2014. C’est un outil supplémentaire, spécifique à la Lorraine, sur un horizon de temps plus court. Surtout, c’est un acte de confiance dans la capacité des Lorrains à relever les défis de leur propre avenir. »
Les Lorrains attendent toujours les mesures de compensation promises par le gouvernement Fillon, suite à la restructuration de la carte militaire. N’êtes-vous pas garants de la continuité de l’Etat ?
« Mon seul objectif, c’est de permettre à la Lorraine de rebondir et de s’en sortir. J’ai conscience de l’inquiétude des populations et des territoires qui ont vu partir leurs régiments à partir de 2008.
Des promesses ont été faites, et c’est vrai qu’il nous revient de les tenir et de les financer. Notre mobilisation est totale et l’Etat tiendra ses engagements. 1 000 emplois ont déjà été créés sur les 1 500 prévus, dont plus de 600 dans l’agglomération messine.
Un suivi régulier est assuré par le préfet Nacer Meddah et les élus. Chacun se mobilise pour que les choses avancent. »

Aurélie Filippetti, "la culture et les pots de... par republicain-lorrain
N’est-il pas temps pour le gouvernement de taire la polémique entre ses ministres et d’exprimer clairement une ligne de conduite en matière de gestion du dossier des Roms ?
« Cette polémique n’a pas lieu d’être. Le chef de l’Etat et moi-même avons réaffirmé clairement la position du gouvernement. Elle résulte de la circulaire de 2012 que j’ai signée avec tous les ministres concernés. C’est une position de fermeté et d’humanité.
Les campements illégaux doivent être démantelés en application des décisions de justice. Mais nous devons aussi aider les populations à s’insérer quand elles en ont la volonté. Il faut lutter contre les réseaux mafieux, les trafics et l’utilisation délictueuse des enfants.
Notre action associe les élus locaux et les associations, mais aussi nos partenaires européens. L’actuel gouvernement roumain est déterminé à coopérer avec nous et à prendre ses responsabilités pour intégrer ses propres populations. »
N’est-il pas temps pour le gouvernement de taire la polémique entre ses ministres et d’exprimer clairement une ligne de conduite en matière de gestion du dossier des Roms ? « Cette polémique n’a pas lieu d’être. Le chef de l’Etat et moi-même avons réaffirmé clairement la position du gouvernement. Elle résulte de la circulaire de 2012 que j’ai signée avec tous les ministres concernés. C’est une position de fermeté et d’humanité. Les campements illégaux doivent être démantelés en application des décisions de justice. Mais nous devons aussi aider les populations à s’insérer quand elles en ont la volonté. Il faut lutter contre les réseaux mafieux, les trafics et l’utilisation délictueuse des enfants. Notre action associe les élus locaux et les associations, mais aussi nos partenaires européens. L’actuel gouvernement roumain est déterminé à coopérer avec nous et à prendre ses responsabilités pour intégrer ses propres populations. »
Jean-Marc Ayrault, la lampe de mineur et... par republicain-lorrain

http://www.republicain-lorrain.fr/

vendredi 27 septembre 2013

François Hollande à Florange : «Je crois à la sidérurgie en Lorraine»


François Hollande, lors de la campagne électorale, avait promis de revenir à Florange  s'il était élu. Promesse tenue pour le président de la République qui a passé la journée du jeudi 26 septembre à Florange afin de rencontrer les représentants des salariés, et d'annoncer la création d'une plateforme publique de recherche et de développement industriel pour la sidérurgie lorraine.

À sa sortie d'une rencontre avec les représentants syndicaux de l'usine ArcelorMittal, le président de la République a prononcé un court discours, dans lequel il a réaffirmé sa confiance dans l'avenir de la sidérurgie en Lorraine : 
La sidérurgie en Lorraine a un avenir aussi prometteur que son passé a été glorieux. 
Il a également à nouveau exprimé sa volonté qu'il n'y ait ni licenciements ni plan social à Florange. 
Il a notamment évoqué «la création d'une plateforme publique de recherche et de développement industriel pour la sidérurgie lorraine», permettant ainsi de garantir l'indépendance de la sidérurgie française, et devra préserver les savoir-faire et l'expérience lorrains. 
Ce centre de recherche aura vocation à avoir des conséquences industrielles, et sera organisé de la manière suivante :
  • un comité de pilotage associant des industriels,
  • une association des partenaires sociaux sera créée, dont le but sera de juger de la réalité de l'action de cette plateforme de recherche. 
50 millions d'euros pourront être dégagés «dès lors qu'il y aura des projets qui seront portés par les industriels». 
Et le président de la République d'ajouter : 
Je crois à la sidérurgie comme filière d'avenir. Je crois à la Lorraine. Je crois à la sidérurgie dans la Lorraine, à condition qu'on lui apporte tout le soutien nécessaire. 
Enfin, François Hollande a annoncé qu'il reviendrait chaque année à Florange afin de s'assurer «du respect des engagements qui ont été pris». 

La proposition de loi sur la reprise des sites industriels bientôt en débat à l'Assemblée nationale

Au printemps 2013, le gouvernement avait déposé une proposition de loi sur la reprise des sites industriels, concrétisation de l'engagement présidentiel «visant à redonner des perspectives à l'économie réelle et à l'emploi industriel». 
Pour rappel, cette proposition de loi prévoit : 
  • Avant de fermer un site, les groupes de plus de 1000 salariés aura l'obligation de rechercher un repreneur pour le ou les sites concernés. L'employeur devra informer le compité d'entreprise de ses démarches. 
  • Si le comité d'entreprise juge que l'employeur n'a pas respecté ses obligations, il pourra saisir le tribunal de commerce. 
  • En cas de refus, par l'employeur, d'une offre de reprise solide, le tribunal pourra lui infliger une pénalité allant jusqu'à 20 fois le SMIC par emploi supprimé. 

dimanche 2 juin 2013

Le méga-yacht de Lakshmi Mittal au mouillage dans le Golfe de Saint-Tropez

Le yacht de Lakshmi Mittal est arrivé ce mercredi à Saint-Tropez.Photo illustration CharterWorld
Loin, très loin du tumulte des hauts fourneaux de Florange... Le méga-yacht "Amevi", 80 m de long et propriété du milliardaire indien Lakshmi Mittal, est arrivé ce mercredi dans le Golfe de Saint-Tropez.
Le président d'Arcelor Mittal s'est offert ce yacht de luxe en 2007. Montant de l'opération? 140 millions d'euros. Ironie du sort, il s'agit de la période où les commandes d'acier dans le monde ont chuté de près de 25%.
Salle de bain en marbre italien, jacuzzi, héliport, salon de coiffure, gymnase, piscine chauffée, suite VIP... Le yacht est aujourd'hui évalué à près de 300 millions d'euros. Mais hors de question de le vendre. Lakshmi Mittal préfère le louer. Un site Internet sépcialisé le propose à la location à... 700.000 euros la semaine.
Décidemment très très loin de Florange...

samedi 4 mai 2013

Je suis moi aussi un sidérurgiste ...

En octobre 2011, la nouvelle tombe : le haut fourneau d'Ougrée va fermer. 

Chargés de la mise en sécurité de l'usine, Jean-Marie Gillard et ses collègues 

accompagnent le «monstre de fer et d'acier», qui a fait vivre des milliers de familles, 

jusqu'à son dernier souffle. Les ouvriers d'Ougrée, entre tristesse et colère, ont 

accepté de partager leur quotidien afin de faire découvrir ce qu'était le métier de 

sidérurgiste. 


Film mis en ligne avec autorisation de Jean-Marie Gillard, réalisateur, pour que ce film

traverse les frontières.



mardi 30 avril 2013

Explication du volet social ArcelorMittal et réaction au projet de loi "Florange" le 30 avril 2013

La « loi Florange » intègrera un dispositif anti-OPA hostiles


DOCUMENT La proposition de loi sur la reprise des sites rentables renonce à obliger les entreprises à vendre un site qu’elles veulent fermer. Elle préfère soumettre les groupes récalcitrants à de fortes pénalités : jusqu’à 20 Smic par emploi supprimé ...

François Hollande à Florange, le 24 février 2012.

Le calendrier ne doit rien au hasard. C’est mardi, à la veille du 1er mai et à quelques jours de la manifestation du 5 mai convoqué par Jean-Luc Mélenchon, que le groupe PS de l’Assemblée va finalement dévoiler sa proposition de loi sur la reprise des sites rentables, surnommée « loi Florange ». Ce texte hautement symbolique avait été promis par François Hollande lors de sa visite sur le site ArcelorMittal de Florange pendant la campagne présidentielle. « Quand une firme ne veut plus d’une unité de production, mais ne veut pas la céder, nous lui en ferions l’obligation pour qu’un repreneur puisse reprendre l’activité », avait déclaré le candidat socialiste le 24 février 2012.
Quatorze mois plus tard, il est trop tard pour sauver les hauts fourneaux de Florange, et le texte que les députés PS espèrent faire voter avant l’été, opte pour la dissuasion plutôt que la coercition. Préparé par le président de la commission des Affaires économiques François Brottes, le numéro deux du PS Guillaume Bachelay et le député des Hauts-de-Seine Jean-Marc Germain, en liaison étroite avec les cabinets de Michel Sapin, Arnaud Montebourg, Christiane Taubira, ainsi que Matignon et l’Elysée, la proposition de loi tient en trois articles.

Jusqu’à 28.000 euros de pénalité

Selon le document (voir ci-dessous), elle s’appliquera aux groupes « de plus de 1.000 salariés souhaitant fermer l’un de ses établissements » et prévoit « une étape préventive ». Le dirigeant d’entreprise qui désire fermer un site devra en informer le comité d’entreprise et « rechercher un repreneur » pendant trois mois. Tenu à une « obligation de moyens », il devra, entre autres, « apporter une réponse motivée à chacune des offres de reprise reçues » et en informer le comité d’entreprise. Si ce dernier estime que le dirigeant d’entreprise ne joue pas le jeu, il pourra « saisir le président du tribunal de commerce ».
Le juge vérifiera « que l’effort de recherche d’un repreneur a bel et bien été fourni » et il devra aussi déterminer « si l’employeur a refusé des offres de reprise crédible ». En pareille situation, le tribunal de commerce pourra condamner l’entreprise à « une pénalité » d’un montant maximum de 20 fois la valeur mensuelle du Smic par emploi supprimé (plus de 28.000 euros).

Eviter l’inconstitutionnalité

L’idée est que le montant soit dissuasif. A titre d’exemple, les sommes généralement exigées des entreprises pour la revitalisation de bassin d’emplois sont de l’ordre de 2 à 4 Smic par emploi supprimé. Le juge disposera néanmoins d’une large marge d’appréciation en fonction « de la situation de l’entreprise et des efforts engagés pour la recherche d’un repreneur ».
L’obligation de cession d’un site, promise par François Hollande pendant la campagne, s’est heurtée à des obstacles juridiques. Un risque constitutionnel pour atteinte disproportionnée au droit de propriété et un risque de mise en cause du principe communautaire de liberté d’établissement (qui englobe le droit de fermer un site).

« Se prémunir contre les OPA hostiles »

Le texte des députés PS comporte un second volet qui a fait l’objet d’ultimes négociations avec le gouvernement dans la soirée de lundi. Il s’agit, selon François Brottes de « se prémunir contre les OPA hostiles » sur des entreprises sous-cotées. Trois mesures sont prévues pour y faire face  :
- l’abaissement de 30% à 25% du seuil à partir duquel il est obligatoire de lancer une OPA sur la totalité du capital d’une entreprise, pour éviter les prises de contrôle rampantes ;
- la généralisation du vote double pour les actionnaires détenant des parts d’une entreprise depuis deux ans, afin de renforcer l’actionnariat de longue durée ;
- le renforcement du rôle des comités d’entreprise en matière d’exigence de transparence et la possibilité d’une médiation, en lien avec l’Etat, pour améliorer les garanties données aux salariés dans les cas d’OPA.
Afin de montrer le prix symbolique attaché à cette proposition de loi, le chef de file des députés PS Bruno le Roux a décidé d’en être le premier signataire.

DOCUMENT La proposition de loi sur les sites rentables








dimanche 28 avril 2013

Déclaration du Premier ministre sur l'avenir du site de Florange 30/11/2012


1 – Depuis son installation, le gouvernement a travaillé sans relâche pour que le site industriel de Florange continue à vivre et à se développer et pour que ses salariés soient protégés.
2 – Le gouvernement avait trois objectifs : pas de plan social, des investissements importants sur le site, et le maintien des hauts fourneaux de Florange pour permettre la préparation d’un projet industriel d’avenir, ULCOS.
Le groupe ArcelorMittal a accepté les conditions que j’ai formulées :
  • Ce soir, je vous annonce qu’il n’y aura pas de plan social à Florange.
  • Le groupe Mittal s’est engagé à investir au moins 180 M€ sur les 5 prochaines années à Florange. Ainsi, les activités du site liées à la filière froide, et notamment l’emballage, seront pérennisées et renforcées par un programme d’investissements industriels. Cela permettra de sécuriser les salariés qui travaillent dans ces activités.
  • ArcelorMittal a réaffirmé son ancrage industriel sur notre territoire, notamment à travers ses sites de Dunkerque et Fos dans leur configuration actuelle. La consolidation de l’activité sur le site à Florange ne se fera pas au détriment d’autres activités similaires en France. Il s’y est engagé.
  • La faible activité actuelle en Europe ne permet pas d’envisager un redémarrage des hauts fourneaux à court terme. Mais le Gouvernement a obtenu l’engagement du groupe de les maintenir dans un état qui permette, le moment venu, la réalisation d’un projet industriel d’avenir. C’est le projet ULCOS : il s’agit de produire de l’acier de façon économe en énergie et plus respectueuse de l’environnement par la captation du CO2. L’Etat a déjà réservé 150M€ au sein du programme d’investissements d’avenir. Il est prêt à augmenter sa participation pour accompagner activement ce projet. ArcelorMittal a accepté de poursuivre les études engagées en ce sens.
  • Le Gouvernement a ainsi démontré la capacité d’intervention de l’Etat afin de faire émerger des solutions positives en termes d’emploi, d’investissement et de projet industriel d’avenir. Et ce dans une filière pourtant affectée par une situation particulièrement difficile.
  • Ces engagements d’ArcelorMittal sont inconditionnels. Le gouvernement veillera à ce qu’ils soient respectés scrupuleusement. Il utilisera tous les moyens nécessaires en cas de non-respect.
3- Le gouvernement est donc intervenu pour assurer l’avenir industriel du site de Florange. Mais il s’agit aussi de préparer l’avenir d’une sidérurgie à la pointe de la technologie.
Le projet ULCOS est un projet d’excellence industrielle et d’excellence environnementale. C’est un projet sur lequel l’Etat s’engage avec résolution aux côtés de la Lorraine. Je veux que la Lorraine, si souvent meurtrie dans son histoire industrielle, envisage à nouveau avec confiance son avenir. Je veux que, notamment avec ce projet, elle soit un exemple pour le renouveau industriel de la France, qui est au cœur du nouveau modèle français. Je rencontrerai prochainement les élus lorrains pour poursuivre avec eux le travail sur ce renouveau. Je veux leur rendre hommage, et je salue la détermination des salariés.
4- Le gouvernement n’a pas retenu l’hypothèse d’une nationalisation transitoire, qui a pu être évoquée ces derniers jours. Il a écarté cette solution au vu des engagements qu’il a obtenus d’ArcelorMittal.
La nationalisation, c’est-à-dire l’expropriation par « nécessité publique », peut certes être nécessaire dans des circonstances historiques particulières ou pour sauvegarder des intérêts supérieurs de la Nation.
Mais elle n’est pas efficace face à un problème de débouchés pour une entreprise ou face à un problème de compétitivité.
Je rappelle que le gouvernement a fait le choix du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Il s’agit d’une priorité nationale.
C’est par ce Pacte que nous allons reconquérir la compétitivité que nous avons perdue depuis dix ans.
C’est par la mobilisation de tous les acteurs, sur l’impulsion de l’Etat, que nous regagnerons des marchés, retrouverons le chemin de la croissance et gagnerons la bataille de l’emploi.
Ma conception du rôle de l’Etat est qu’il doit animer, impulser, réguler l’activité économique, et protéger les intérêts stratégiques.
C’est pourquoi, il doit investir lui-même dans les projets d’avenir qui ne sont pas immédiatement rentables. C’est l’exemple d’ULCOS.
C’est pourquoi, il prendra autant que nécessaire des participations dans des entreprises stratégiques dont la survie serait en jeu, comme cela a été le cas avec Alstom.
C’est pourquoi, il renforce la régulation des comportements des acteurs économiques et financiers. C’est le sens de la prochaine loi de séparation des activités bancaires, indispensable pour que la confiance revienne. Et le ministre de l’économie et des finances, Pierre MOSCOVICI, me fera des propositions pour renforcer la législation qui protège nos entreprises des OPA hostiles.
Le gouvernement est au côté des salariés qui se battent pour l’emploi. Il est au côté des élus et des populations qui se battent pour le développement de leur territoire. Il est totalement mobilisé pour le renouveau industriel de la France et le redressement du pays.