Il n'y a pas de Vrai Combat sans Combattants .... Notre combat est JUSTE !
vendredi 13 avril 2012
Ce que veulent encore et encore les métallos et sidérurgistes de Florange : Travailler Encore !
Un grand soleil noir tourne sur la vallée
Cheminée muettes - portails verrouillés
Wagons immobiles - tours abandonnées
Plus de flamme orange dans le ciel mouillé
On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts
Bouffés par les ronces - le gel et la mort
Un grand vent glacial fait grincer les dents
Monstre de métal qui va dérivant
J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or
J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir
Mes poumons - mon sang et mes colères noires
Horizons barrés là - les soleils très rares
Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l'espoir
On dirait - le soir - des navires de guerre
Battus par les vagues - rongés par la mer
Tombés sur le flan - giflés des marées
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier
J'voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or
J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire
Quand je fais plus rien - moi
Je coûte moins cher - moi
Que quand je travaillais - moi
D'après les experts
J'me tuais à produire
Pour gagner des clous
C'est moi qui délire
Ou qui devient fou
J'peux plus exister là
J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien - moi
Y a plus rien à faire
Je voudrais travailler encore - travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore - travailler encore
Acier rouge et mains d'or...
Trois syndicalistes d'ArcelorMittal entendus
Trois syndicalistes de l'aciérie ArcelorMittal de Florange, en Moselle, ont été entendus vendredi au commissariat de Thionville (Moselle) dans le cadre d'une plainte pour "menaces de mort" d'un membre du service de sécurité de l'usine.
Les trois métallos, dont le leader de la CFDT Edouard Martin, ont été interrogés pendant près de deux heures sur des menaces de mort qu'ils auraient présumément proférées mercredi, lors du blocage des bâtiments administratifs du site, a indiqué une source policière.
Outre la plainte, les dépositions de quatre cadres de l'usine sur les menaces de mort présumées ont également été enregistrées, a ajouté cette source. A l'issue des auditions des syndicalistes, le parquet de Thionville peut choisir d'ouvrir une enquête préliminaire ou au contraire de classer l'affaire.
ArcelorMittal: les syndicats espionnés depuis 2008? La direction dément ...
La FGTB affirme avoir reçu la semaine dernière, de manière anonyme, un disque dur reprenant des scènes filmées à leur insu, telles que des réunions syndicales et des filatures, mais aussi des enregistrements de conversation téléphonique. Interrogée par nos confrères d’RTL, la FGTB affirme que ces enregistrements durent depuis 2008. La CSC, de son côté, dit n’avoir pas eu connaissance de ces images. La direction, elle, dément toute implication.
"A la suite du licenciement d'un garde que nous jugeons abusif, nous avons récolté toutes sortes de témoignages démontrant qu'il y avait des dysfonctionnements, des pressions, du harcèlement dans le service de gardiennage", explique le président de la délégation FGTB-Métal, Robert Rouzeeuw.
"Nous avons reçu un disque dur avec des enregistrements qui vont également dans ce sens, ajoute-t-il. Ces scènes tournées en caméra cachée démontrent par ailleurs une grave atteinte à la vie privée des travailleurs. Pour nous, il est important de rétablir un fonctionnement normal dans ce département. Les enquêtes en cours doivent aboutir."
Il y a quelques mois, un agent de sécurité travaillant chez ArcelorMittal avait déjà été surpris avec un stylo caméra.
Selon RTL, la direction aurait démenti être le commanditaire de ces espionnages et un audit sur le fonctionnement du service aurait été commandé. Une enquête est également en cours au ministère de l'Intérieur.
La CSC reste prudente
De son côté, le syndicat chrétien assure n'avoir pas eu connaissance de ces images. "Nous sommes très prudents avec ces images, que nous n'avons pas vues", explique David Camerini. "Elles proviennent d'un disque dur volé à un travailleur de la sûreté industrielle. Par ailleurs, on peut faire ce qu'on veut avec des fichiers informatiques."
Le syndicaliste tient à clarifier le contexte actuel régnant chez ArcelorMittal. "Il y a un amalgame général entre plusieurs affaires qui n'ont pas de lien entre elles, au-delà de ces images", indique-t-il. "Il y a notamment celle du travailleur surpris avec un stylo caméra, pour laquelle nous avons interpelé le ministère de l'Intérieur, qui a ouvert une enquête. Il y a également le dossier lié au licenciement d'un garde, pour lequel nous espérons trouver une issue favorable. Malheureusement, les élections sociales approchant, la FGTB n'a pas accepté de faire front commun sur ce dossier."
David Camerini souligne que "s'il y a un problème, c'est au niveau de la direction. Les travailleurs n'ont rien à se reprocher".
La direction dément toute implication
La direction d'ArcelorMittal dément avoir un quelconque lien avec les documents informatiques en possession de la FGTB, qui prouveraient que les syndicalistes de l'entreprise sont espionnés depuis 2008. Elle s'engage à les examiner dès que possible.
"La direction tient à rappeler qu'elle respecte évidemment l'ensemble des lois en vigueur et qu'elle n'a donc jamais demandé de contrôles tels qu'ils sont rapportés par la FGTB", insiste-t-elle dans un communiqué.
Elle s'engage encore "à examiner dans les meilleurs délais les éléments qui lui seraient remis et à prendre, le cas échéant, les mesures conformes à ses engagements en matière de sécurité et de respect de ses collaborateurs".
Cette dernière rappelle par ailleurs qu'elle a demandé un audit interne de fonctionnement sur le service de gardiennage et qu'un contrôle de routine réalisé par le SPF Intérieur est en cours. "Dès qu'elle aura connaissance des conclusions, la direction prendra les mesures appropriées", conclut-elle.
jeudi 12 avril 2012
« La Moselle est un territoire industriel où la sidérurgie doit réinvestir toute sa place. »
D'un syndicaliste qui fait de la politique ?
Non. De Patrick Weiten, président de Portes de France -- Thionville, lors du dernier conseil communautaire.
Des salariés d’ArcelorMittal Florange bloquent les expéditions
Une trentaine de métallurgistes de l’usine ArcelorMittal de Florange bloquaient jeudi les expéditions du site pour obtenir le redémarrage des hauts fourneaux à l’arrêt.
Portant des chasubles de la CFDT et de la CGT -- FO, troisième membre de l’intersyndicale, a une nouvelle fois refusé de participer à un blocage --, les protestataires, qui craignent la «mort programmée» de l’aciérie, se sont installés vers 9H00 à la sortie Sainte-Agathe, d’où partent les produits finis de l’usine, principalement des bobines de tôle pour l’industrie automobile, a précisé une source policière.
Il s’agit du troisième blocage des expéditions depuis le début du conflit, il y a sept semaines. Fin février notamment, entre 200 et 300 métallos avaient bloqué sans discontinuer pendant près de cinq jours la porte Sainte-Agathe. «On restera au moins la journée», a indiqué jeudi le leader de la CFDT, Edouard Martin, en «exigeant» de rencontrer «un responsable important» du groupe sidérurgique.
Pour lui, ce responsable ne peut pas être le directeur du site mais «au minimum» un dirigeant d’ArcelorMittal France ou de la division «aciers plats carbone Europe». Le dialogue entre les syndicats et la direction d’ArcelorMittal est rompu depuis le 9 mars, après l’échec d’une réunion à la sous-préfecture de Thionville.
Mercredi, entre 20 et 30 ouvriers avaient empêché pendant une dizaine d’heures l’accès aux bâtiments administratifs du site. Il s’était agi du troisième blocage des «grands bureaux» de l’usine en cinq semaines.
Dans un communiqué, la direction avait regretté que «l’entrée de son site administratif soit une nouvelle fois bloquée par quelques manifestants, ce qui porte atteinte à la libre circulation des personnes et des biens». Elle avait également affirmé sa «volonté de maintenir le dialogue social» et s’était dite disposée à «rencontrer une délégation (syndicale, ndlr) dans le respect d’un climat pacifique».
Mais la direction avait parallèlement déposé plainte pour des «menaces de mort» qui auraient été proférées par des métallos contre d’autres salariés. Des syndicalistes doivent être convoqués vendredi au commissariat de Thionville, selon une source policière.
ArcelorMittal a obtenu récemment du tribunal de grande instance de Thionville une interdiction de manifester devant les entrées de l’usine. Les syndicats ont fait appel de cette ordonnance. Une décision au fond sur cette ordonnance devrait être rendue le 24 avril.
En engageant le mouvement, les syndicats avaient promis de faire de Florange «le cauchemar du gouvernement» si les deux hauts fourneaux de l’aciérie, en sommeil depuis plusieurs mois, n’étaient pas remis en route et si l’activité «packaging», pratiquement à l’arrêt depuis l’automne dernier, ne redémarrait pas rapidement.
ArcelorMittal assure qu’il ne s’agit que d’une mise en veille «temporaire», rendue nécessaire par une baisse conjoncturelle de la demande mondiale d’acier.
Il s’agit du troisième blocage des expéditions depuis le début du conflit, il y a sept semaines. Fin février notamment, entre 200 et 300 métallos avaient bloqué sans discontinuer pendant près de cinq jours la porte Sainte-Agathe. «On restera au moins la journée», a indiqué jeudi le leader de la CFDT, Edouard Martin, en «exigeant» de rencontrer «un responsable important» du groupe sidérurgique.
Pour lui, ce responsable ne peut pas être le directeur du site mais «au minimum» un dirigeant d’ArcelorMittal France ou de la division «aciers plats carbone Europe». Le dialogue entre les syndicats et la direction d’ArcelorMittal est rompu depuis le 9 mars, après l’échec d’une réunion à la sous-préfecture de Thionville.
Mercredi, entre 20 et 30 ouvriers avaient empêché pendant une dizaine d’heures l’accès aux bâtiments administratifs du site. Il s’était agi du troisième blocage des «grands bureaux» de l’usine en cinq semaines.
Dans un communiqué, la direction avait regretté que «l’entrée de son site administratif soit une nouvelle fois bloquée par quelques manifestants, ce qui porte atteinte à la libre circulation des personnes et des biens». Elle avait également affirmé sa «volonté de maintenir le dialogue social» et s’était dite disposée à «rencontrer une délégation (syndicale, ndlr) dans le respect d’un climat pacifique».
Mais la direction avait parallèlement déposé plainte pour des «menaces de mort» qui auraient été proférées par des métallos contre d’autres salariés. Des syndicalistes doivent être convoqués vendredi au commissariat de Thionville, selon une source policière.
ArcelorMittal a obtenu récemment du tribunal de grande instance de Thionville une interdiction de manifester devant les entrées de l’usine. Les syndicats ont fait appel de cette ordonnance. Une décision au fond sur cette ordonnance devrait être rendue le 24 avril.
En engageant le mouvement, les syndicats avaient promis de faire de Florange «le cauchemar du gouvernement» si les deux hauts fourneaux de l’aciérie, en sommeil depuis plusieurs mois, n’étaient pas remis en route et si l’activité «packaging», pratiquement à l’arrêt depuis l’automne dernier, ne redémarrait pas rapidement.
ArcelorMittal assure qu’il ne s’agit que d’une mise en veille «temporaire», rendue nécessaire par une baisse conjoncturelle de la demande mondiale d’acier.
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