vendredi 18 mai 2012

Arcelormittal et l'argent facile, le crédit carbon

Commander un robot par la pensée, c'est désormais possible

Faire bouger un robot en forme de bras articulé futuriste par la seule force de la pensée n'est plus tout à fait de la science-fiction : c'est la prouesse réalisée par une équipe de chercheurs aux Etats-Unis, révélée mercredi dans le magazine Nature.
Déplacer des objets par la seule volonté

Tétraplégique depuis 14 ans à la suite d'un accident vasculaire cérébral (AVC), Cathy Hutchinson, 58 ans, passera peut-être à la postérité pour avoir fait bouger un bras robotisé pour boire un café, grâce à un micro-réseau d'électrodes implantés dans son cerveau. 
"C'est la première fois en près de 15 ans qu'elle était capable de prendre quelque chose par sa seule volonté. Je n'oublierai jamais le sourire sur son visage", a expliqué le neurologue Leigh Hochberg du Massachusetts General Hospital (MGH) de Boston, principal responsable de l'expérimentation. 
   
Cet exploit s'est déroulé le 12 avril 2011. Il a consisté pour Cathy Hutchinson à télécommander grâce aux signaux captés dans son cortex moteur - partie du cerveau qui contrôle les mouvements du corps - un bras articulé placé devant elle pour saisir une bouteille remplie de café et la porter à ses lèvres. 
Cette expérimentation, en partie financée par l'organisme américain de recherche en santé NIH, vise à évaluer la sécurité et la faisabilité du système BrainGate d'interface entre le cerveau et des robots d'assistance pour personnes handicapées. Dans une première étape, le même groupe avait démontré, il y a six ans, que des personnes paralysées pouvaient déplacer un curseur sur un écran, au moyen de leurs pensées. 
   
Le système d'implants cérébraux a permis à Cathy Hutchinson - et aussi à un autre patient tétraplégique, Robert, âgé de 66 ans - d'exercer un contrôle suffisamment fin sur le bras robotisé pour saisir un objet en mousse. 
   
"Moins d'une décennie" pour rendre le procédé efficace

Le système consiste en un réseau d'une centaine d'électrodes, chacune de la taille d'un cheveu, implanté dans le cortex pour capter les signaux du cerveau et les transformer en commandes digitales pour le robot. Cathy Hutchinson a expliqué que l'exercice n'était au final pas fatiguant : "Au tout début je devais me concentrer et me focaliser sur les muscles dont j'avais besoin. Mais je me suis vite habituée." 
   
Les scientifiques espèrent améliorer le bras robotique pour qu'il fonctionne plus harmonieusement et réalise des tâches plus complexes. "Nous sommes impatients de faire progresser la technologie pour qu'un jour nous puissions reconnecter le cerveau directement à un membre (paralysé) ou bien le connecter à une prothèse", explique le spécialiste des neurosciences, John Donoghue, de l'université américaine Brown. 
   
"Nous aurons vraiment atteint nos objectifs lorsque quelqu'un qui a perdu sa mobilité en raison d'une lésion neurologique ou d'une maladie, pourra interagir pleinement avec son environnement sans que personne ne sache qu'il emploie une interface cerveau-ordinateur", explique-t-il. Il faudra encore des années pour y parvenir mais "moins d'une décennie", estime-t-il. 
   
Les scientifiques américains ont été encouragés en constatant que 15 ans après son AVC, Cathy Hutchinson "était encore capable de générer toute l'activité neuronale nécessaire pour faire des mouvements précis, complexes et en trois dimensions". 
  
En mai 2011, les neurochirurgiens aux États-Unis avaient permis à un paraplégique de se lever, de bouger ses jambes et de marcher sur un tapis roulant grâce à des électrodes implantées dans le bas du dos.

CASSATION : Faute inexcusable confirmée

Faute inexcusable confirmée

La Cour de cassation a confirmé, le 10 mai, la faute inexcusable de Tata Steel France dans la maladie professionnelle et le décès, en 2001, d’un ancien ouvrier des laminoirs Saint-Jacques d’Hayange. Tata Steel France répondait de faits reprochés aux sociétés qui se sont succédé avant elle à la direction de cette usine : Wendel, Sidelor-Sacilor et Sogerail-Corus.
Rocco Sciotti a été employé dans l’établissement de septembre 1941 à décembre 1979, affecté notamment au remplacement des joints d’amiante des trains de laminage, travaillant avec des gants d’amiante, sans protections particulières. La cour d’appel de Nancy, le 24 novembre 2010, a donné raison à la famille Sciotti qui invoquait une faute inexcusable et lui a accordé des indemnisations supplémentaires, à la charge de Tata Steel France. L’entreprise a cependant contesté toute faute, estimant qu’à l’époque, alors qu’elle ne fabriquait ni n’utilisait pas d’amiante comme matière première, elle ne pouvait avoir conscience du danger pour une maladie qui ne figurait pas sur le tableau des maladies professionnelles. Tata Steel France ajoutait qu’elle n’avait rien fait de contraire à la loi puisque celle-ci n’a imposé qu’ultérieurement les précautions. La 2 e chambre civile de la Cour a cependant rejeté ces arguments, estimant que l’employeur de Rocco Sciotti ne pouvait ignorer les risques néfastes des poussières.

ArcelorMittal joue les mécènes à Londres

Le magnat de l’acier indien a financé à hauteur de 24,4 M€ une tour censée symboliser les JO de Londres.

Londres (Royaume-Uni), le 15 avril. Avec ses 114,50 m de haut, la tour Orbit s’élève en plein cœur du parc olympique.
ALondres, les habitants l’ont déjà affublée des pires surnoms : « gribouillis géant », « trombone mutant », « tour Eiffel ivre », « narguilé ». La tour Orbit construite par le géant de l’acier ArcelorMittal sera pourtant le symbole des JO de Londres...

ARCELORMITTAL cède pour 605 millions de dollars d'actifs en Amérique

(AOF) - ArcelorMittal ( 11.3 -2.71%) a annoncé la vente de son entité de distribution de formage d'acier de la zone de l'ALENA, à savoir Skyline Steel et Astralloy à Nucor Corporation pour un montant total d'environ 605 millions de dollars, à trésorerie et dette nulles. La transaction inclut 100% de la participation détenue par ArcelorMittal dans les activités de Skyline Steel dans les pays de la zone de l'ALENA (Canada, Etats-Unis et Mexique) et dans la région des Caraïbes. ArcelorMittal conservera la propriété et poursuivra l'exploitation des activités de distribution de formage d'acier dans le reste du monde.
Le premier groupe sidérurgique mondial a souligné que cette transaction était cohérente avec sa stratégie de désinvestissement sélectif d'actifs non stratégiques. Il s'attend à ce que son impact sur l'ensemble de l'activité soit limité étant donné que le groupe possède un fort réseau de vente dans la zone de l'ALENA pour sa gamme de produits de base, qui ne sera pas affecté par cette transaction.
« Cette décision s'inscrit parfaitement dans notre stratégie qui vise à nous concentrer sur nos actifs essentiels et sur la réduction de notre dette nette », a renchéri Aditya Mittal, CFO et membre de la direction générale du groupe ArcelorMittal.
La transaction est soumise aux conditions de clôture habituelles et notamment, mais pas uniquement, à la mise en règle avec les autorités de la concurrence et elle devrait être finalisée d'ici la fin du deuxième trimestre 2012.
Dans le cadre de la transaction, ArcelorMittal et Nucor vont conclure certains accords commerciaux à long terme selon lesquels les parties prévoient qu'ArcelorMittal continuera à fournir à Skyline Steel une gamme complète de palplanches et de produits résistants à l'usure qu'ArcelorMittal est seul en mesure de fabriquer.
Skyline Steel est un distributeur de formage d'acier de premier ordre, qui approvisionne les Etats-Unis, le Canada, le Mexique et les Caraïbes et est détenu à 100% par ArcelorMittal. Skyline Steel distribue des produits de haute qualité pour desservir les applications les plus complexes dans les industries de la construction et des infrastructures, comprenant notamment la construction maritime, ainsi que celle de ponts et d'autoroutes. Skyline Steel s'approvisionne auprès d'une gamme de fournisseurs parmi lesquels figure Nucor qui est actuellement son plus gros fournisseur d'acier. En 2011, Skyline Steel a généré un chiffre d'affaires de 873 millions de dollars.

AOF - EN SAVOIR PLUS

- Le scission de son activité Acier Inoxydable (cotée en Bourse depuis début 2011 sous le nom d'Aperam) améliore le statut boursier du groupe.

Les points faibles de la valeur

- Les résultats du groupe sont très volatils ;
- Les surcapacités industrielles en Europe et aux Etats-Unis pèsent sur les prix de l'acier. A l'inverse, le prix des matières premières entrant dans la composition de l'acier reste élevé ;
- Le retour aux niveaux d'activité atteints avant la crise est prévu au plus tôt en 2012 ou 2013. La prudence reste donc de mise, d'autant que la croissance chinoise décélère. Or, la Chine représente 40% de la consommation mondiale d'acier ;
- L'un des défis est de répercuter la totalité des hausses de coûts sur les clients ;
- La mise en place d'un nouveau mécanisme de fixation des prix, trimestriel et non plus annuel, menace les marges, selon les analystes.

Comment suivre la valeur

- ArcelorMittal est une valeur cyclique, dont le cours amplifie les évolutions du marché (à la hausse comme à la baisse). Sa volatilité peut être élevée ;
- L'évolution du prix des matières premières composant l'acier est à surveiller de près. En particulier celui du minerai fer, qui représente environ 30% des coûts d'achats des producteurs d'acier ;
- Compte tenu des efforts effectués sur les coûts, l'effet de levier sur les résultats sera très important en phase de reprise de l'activité. Le titre est un bon sous-jacent pour jouer la reprise de l'économie mondiale, en particulier celle des pays émergents ;
- Le groupe met en avant son activité minière et espère ainsi redynamiser son cours de bourse ;
- La politique d'acquisition du groupe, notamment dans le minerai de fer, est à suivre.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Produits de base - Métaux

Le secteur des mines pourrait vivre la plus grosse fusion de son histoire, avec le rachat annoncé du minier Xstrata par le géant du négoce des matières premières, Glencore. Cette opération de 80 MdUSD souligne qu'une nouvelle ère s'ouvre pour le secteur : maintenant que les géants de l'extraction sont nés (comme BHP Billiton et Rio Tinto), après des acquisitions spectaculaires, les acteurs cherchent à maîtriser l'ensemble du cycle des matières premières (de l'extraction au négoce), en adoptant une stratégie d'intégration verticale. Selon une étude menée par Ernst & Young, l'année 2012 devrait être marquée par une vague de fusions-acquisitions dans les mines, en ligne avec 2011. Dans un environnement incertain, mais bénéficiant de bilans assainis et d'une forte demande en matières premières en provenance d'Asie, les entreprises souhaitent se développer par croissance externe. L'an passé, la valeur des opérations de consolidation a bondi de 43%, à 162 MdUSD, selon Ernst & Young.

DERNIERE RECOMMANDATION SUR LA VALEUR

UBS a revu à la baisse son objectif de cours de 21,5 à 17 euros sur ArcelorMittal tout en maintenant sa recommandation Achat. Le courtier ne partage pas la perception négative du consensus sur l'évolution du marché de l'acier à long terme, une vision « trop sévère », selon lui. Le broker a néanmoins abaissé ses prévisions d'Ebitda de 11,4 milliards à 9,6 milliards de dollars pour 2012 et de 13,2 milliards à 11,9 milliards de dollars pour 2013.

CONSENSUS DES PROFESSIONNELS

D'après le consensus de marché calculé à la date du 16/05/2012, les analystes conseillent de rester neutre sur le titre ARCELORMITTAL. En effet, sur un total de 6 bureaux d'études ayant fourni des estimations, 3 sont à l'achat et 3 sont neutres. L'indice de recommandation AOF, reflétant l'avis moyen des analystes et s'étendant de -100% à +100%, est de 50%. Enfin, l'objectif de cours moyen est de 17,22 EUR. Le consensus précédent conseillait d'acheter la valeur .

Hollande chez les ArceloMittal de Florange - Février 2012 -