mercredi 23 mai 2012

FRANÇOIS CHÉRÈQUE: LE SMIC À 1700 EUROS? “INATTEIGNABLE”!

Le secrétaire général de la CFDT juge avec sévérité la revendication de la CGT et FO sur le Smic.

Paris Match. Quel est le dossier dont vous voulez discuter en priorité avec François Hollande?
François Chérèque. Celui de l’emploi. En particulier la question de l’accompagnement social des jeunes, avec ou sans qualifications, confrontés au chômage. Nous devons définir avec l’exécutif une méthode de travail, avant le sommet social de juillet. La CGT et FO demandent un Smic autour de 1 700 euros brut.
Et vous?
Ils ne croient même pas à ce qu’ils demandent! Ils savent très bien que c’est inatteignable. L’évolution du Smic doit aussi être liée à la croissance. A la CFDT, nous ne fixons aucun chiffre. Discuter d’un coup de pouce est utile, mais cela ne suffit pas à régler le problème du pouvoir d’achat. Nous voulons parler des aides aux entreprises et des contreparties sur les déroulements de carrière pour que les gens ne restent pas au Smic toute leur vie. Il faut aussi réduire les dépenses contraintes pesant sur les personnes à bas salaires.
Air France se préparerait à faire partir 3 000 salariés. Vous avez été le premier à indiquer que des entreprises reportaient leurs plans sociaux après la présidentielle. Lesquelles?
Vous connaissez les difficultés que peuvent rencontrer Carrefour, Auchan, SFR, Air France, Pétroplus, Rio Tinto Alcan à Saint-Jean-de-Maurienne, Peugeot... Sans oublier ArcelorMittal à Florange. Il faut mettre des moyens pour soutenir l’emploi dans les entreprises en difficulté, comme le chômage partiel – nous y consacrons dix fois moins d’argent que les Allemands. La relance européenne doit en plus soutenir l’économie.
Certains plans sont-ils évitables?
Oui, ceux décidés dans des entreprises où les actionnaires veulent fermer un site pour faire encore plus de bénéfices ailleurs. Notre pays doit se donner des règles pour les empêcher.
Un décret prévoit de rétablir le départ à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant leurs années de cotisations. Vous satisfait-il?
Cette mesure de départ avant l’âge légal correspond à la réforme de 2003, que nous avons été les seuls à soutenir. Je suis satisfait de voir que les syndicats qui, à l’époque, la critiquaient, la soutiennent aujourd’hui. La CFDT avait raison.
Souhaitez-vous la remise en cause de l’âge de départ à taux plein à 67 ans en 2017 en cas de carrière incomplète?
La loi sur les retraites prévoit que ces sujets soient rediscutés en 2013. Dans ce cadre, nous souhaitons débattre d’une réforme systémique, par points ou par compte notionnel. Au lieu de refaire un dixième rafistolage, réfléchissons à un autre système, toujours solidaire mais plus juste pour les jeunes générations! La proximité entre le PS et la CFDT peut-elle anesthésier votre action? Il n’y a aucune proximité. La CFDT n’a appelé à voter pour aucun candidat. Nous n’avons fait que -répondre aux violentes attaques de Sarkozy. L’histoire de la gauche au pouvoir a montré que la CFDT savait garder sa liberté de ton et de critique.
Passerez-vous les rênes en novembre à Laurent Berger, votre numéro deux?
Rien n’est décidé. Je partirai un jour, mais la date n’est pas fixée. n Leg photo Pour le secrétaire général de la CFDT, le dossier prioritaire est celui de l’emploi.

LES HOMMES DE FER -ARTE- 22 mai 2012

Si dur et dangereux que soit le travail dans les forges, des familles entières vont prendre le chemin de l'usine. Elles feront de la sidérurgie la première des industries à l'aube du XXe siècle. Longtemps associés à la fabrication d'armes, les barons du fer vont régner en maîtres sur d'immenses complexes où ils gèrent la vie quotidienne de leurs salariés, du berceau jusqu'à la tombe. Le paternalisme va peu à peu attacher des générations d'employés à leurs ateliers et aux destins de leurs propriétaires, permettant à ces derniers de traverser guerres et crises en renforçant un peu plus leurs profits et leur puissance.

En 1945, dans une Europe en ruines, la sidérurgie devient le fer de lance de la reconstruction. Cependant, le syndicalisme, la robotisation, l'émergence de la compétition internationale, la précarisation de l'emploi vont petit à petit miner la relation de confiance et de dépendance entre patrons et salariés. La fermeture de la majorité des usines, en France puis en Allemagne, laissera sur le carreau des régions entières. Tandis que les anciens "maîtres de forge", leurs dettes épongées en partie grâce à des aides publiques massives, pourront se convertir au nouveau capitalisme financier.
 

http://www.arte.tv/fr/la-crainte-et-le-respect/6619486,CmC=6619500.html

http://www.arte.tv/fr/vers-un-nouveau-monde/6619486,CmC=6619554.html

http://www.arte.tv/fr/les-hommes-du-fer-bibliographie/6619486,CmC=6660306.html

http://www.arte.tv/fr/le-creusot-au-tournant-du-xxe-siecle-diaporama/6619486,CmC=6665960.html

http://www.arte.tv/fr/evolution-de-la-siderurgie-dans-le-monde-infographie/6619486,CmC=6668628.html

http://www.arte.tv/fr/la-siderurgie-face-au-capitalisme-financier-interview/6619486,CmC=6619604.html

mardi 22 mai 2012

ArcelorMittal 22 05 2012 blocage train à chaud


ArcelorMittal 22 05 2012 blocage train a chaud par littleboy57100

Edouard Martin : le débat

ArcelorMittal Annaba : curieuses menaces de Aïssa Menadi

Je vais régler leur compte à tous les directeurs d’ArcelorMittal El Hadjar et chasser les expatriés d’Algérie», a menacé hier, mégaphone à la main, Aïssa Menadi, ex-secrétaire général du syndicat de l’entreprise, devant la direction générale du complexe sidérurgique. C’est du moins ce qui est porté dans la plainte que la direction générale, prenant acte de ces menaces, a déposée devant le procureur de la République près le tribunal d’El Hadjar.
Contacté, le staff d’ArcelorMittal s’est dit surpris par une telle hargne et a déploré ces dépassements. Entouré d’une centaine de personnes dont la moitié sont étrangères à l’usine, selon des témoins, l’ex-député est donc revenu à la charge hier. Devant un portail fermé, le candidat malheureux aux dernières législatives a forcé l’accès et occupé le siège du syndicat.
Quelques moments après, témoignent les travailleurs, il a fait le tour des ateliers appelant les ouvriers à une assemblée générale prévue pour aujourd’hui à 9h.Par ailleurs, le syndicaliste en poste n’a pas jugé utile de céder à la provocation. Smaïl Kouadria, secrétaire général du syndicat d’entreprise, a indiqué : «Nous avons décidé d’éviter la provocation. Le syndicat et la direction générale de l’entreprise ont saisi officiellement la gendarmerie et la justice à l’effet de mettre fin à ces dépassements.»

22/05/12 08:06 A suivre aujourd'hui... ARCELORMITTAL

ArcelorMittal a suspendu un projet de développement de 1,5 milliard de dollars (soit 1,2 milliard d'euros environ) au Brésil faute de demande, a déclaré le président de sa filiale locale, Benjamin Baptista, au quotidien Valor Economico. La demande d'acier n'augmente pas assez rapidement au Brésil et les perspectives de la demande mondiale sont mal orientées en raison de la situation en Grèce et plus largement des problèmes d'endettement en Europe, a-t-il expliqué au journal. 
ArcelorMittal prévoyait de construire une nouvelle usine d'aciers longs sur son site de Monlevade et une ligne de production d'aciers de spécialité sur celui de Vega do Sul, précise Valor. 
La demande brésilienne d'acier plat a baissé de 1%, celle d'aciers longs de 4% au premier trimestre, a précisé Benjamin Baptista. 

lundi 21 mai 2012

ArcelorMittal : Des cessions sont inévitables pour réduire la dette, évitez ...

En fin de semaine, le géant de l’acier ArcelorMittal ( 11.71+2.72%) a annoncé qu’il allait se séparer de ses filiales américaines Skyline Steel et Astralloy. Cette décision va permettre au groupe de récolter un peu plus de 600 millions de dollars (environ 475 millions d’euros) et de réduire ainsi son endettement. Et il y a urgence.
La dette d'ArcelorMittal a encore progressé de 1,1 milliard de dollars au premier trimestre 2012 et atteint désormais 23,6 milliards de dollars. Certes, cela ne représente que 40% de ses fonds propres, mais la charge d’intérêt pèse de plus en plus sur le compte de résultat alors que la rentabilité opérationnelle demeure sous tension vu qu’aucun signe de redressement tangible de l’économie mondiale n’apparaît.
Par prudence, nous recommandons de rester à l’écart de la valeur. Seule l’annonce d’une relance de l’un de ses hauts-fourneaux, signe de reprise de l'activité, nous inciterait à revenir sur le dossier.