jeudi 16 août 2012

Aurélie Filippetti invitée du Livre sur la Place à Nancy le vendredi 14 septembre 2012


La ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filipetti, sera l’invitée en septembre prochain du Livre sur la Place à Nancy, l’évènement littéraire de la rentrée. Elle sera l’invitée d’honneur de l’inauguration en présence notamment de la présidente 2012, Amélie Nothomb.

La native de Lorraine devrait faire une rentrée remarquée. Avec des dossiers brûlants qui l’attendent sur son bureau, la ministre accordera du temps pour couper le ruban du Livre sur la Place, l’un des évènements culturels et littéraires les plus importants de la rentrée. La ministre est attendue vendredi 14 septembre pour lancer le Livre sur la Place qui se déroulera jusqu’au 16 septembre sur la Place de la Carrière à Nancy.

Avec plus de 15 millions de livres vendus à travers le monde, Amélie Nothomb est une marraine naturelle pour le premier salon littéraire français de la rentrée. En 1992, à 25 ans à peine, Amélie Nothomb faisait une entrée fracassante dans le monde des lettres avec un livre considéré comme un petit chef d’œuvre d’humour vénéneux, d’ambiguïté, de causticité : Hygiène de l’Assassin. En septembre 2012, à l’occasion de l’évènement, elle publiera son 21ème roman et fêtera à Nancy ses 20 ans de succès.

Au total durant ce week-end placé sous le signe des échanges, de la littérature, de la philosophie et l’ouverture d’esprit, plus de 100 écrivains proposeront des débats ou entretiens, parmi lesquels des stars de librairie : Amélie Nothomb, Amin Maalouf, Michel Serres, Marc Dugain, Bernard Pivot, Florian Zeller, Daniel Rondeau, Tahar Ben Jelloun, Malek Chebel, Laure Adler, Philippe Claudel, Isabelle Autissier, Nathalie Rheims, Serge Bramly, Didier Decoin, Mathias Enard, Isabelle Alonso, Jean-Michel Guenassia, Olivier Adam, Marc Levy, Richard Borhinger, Alain Mabanckou, Daniel Picouly, François de Closets, Véronique Olmi, Jean-Claude Perrier, Zoe Shepard, Françoise Héritier, Jean-Marie Pelt, Hervé Ghesquière, Jean-Marie Rouart, Gonzague Saint-Bris, Igor & Grichka Bogdanoff …

A l’Opéra National de Lorraine et à l'Hôtel de ville, le Livre sur la Place accueillera de prestigieux acteurs pour lire les textes qu’ils aiment.

Anouk Aimée et Elsa Zylberstein liront "Parfums" (Stock), du Lorrain et Académicien Goncourt Philippe Claudel, en sa présence, samedi 15 septembre. Judith Magre de la Comédie française lira "Les plus belles lettres de femmes" (Flammarion), de Laure Adler, samedi 15 septembre. En clôture du Salon, Jacques Weber lira Flaubert, dimanche 16 septembre. Le comédien est, le même jour, l’invité d’un entretien autour de Cyrano.

Cette année, en prélude à cette remise de prix, Christophe Ono-dit-Biot, directeur de la rédaction du magazine Le Point, anime un grand débat : «Les Goncourt parlent de l’Académie».

La remise du Goncourt de la Biographie, le samedi à 11h30 à l’Opéra est l’occasion pour Bernard Pivot de reprendre le micro et d’interviewer le lauréat.

Les émissions phares de France Inter seront à Nancy le week-end. Deux émissions du « Masque et la plume » de Jérôme Garcin, moment incontournable de l’actualité littéraire et culturelle, y seront enregistrées en public et plusieurs émissions seront proposées en direct. Du studio dans lequel France Bleu Sud Lorraine délocalisera une partie de son antenne au Forum littéraire qui programmera non-stop des rencontres entre écrivains.

Le Livre sur la Place – du 14 septembre au 16 septembre 2012
Place Carrière à Nancy – évènement gratuit
Informations pratiques : www.lelivresurlaplace.fr

LOR'Actu

mercredi 15 août 2012

Des salariés prennent la parole... à mots pesés...

En attente des décisons de Mittal, le site d’Arcelor-Florange navigue toujours dans le brouillard. Les salariés, qui ne savent toujours pas de quoi sera fait leur avenir, parlent… mais peu.

Rectificateur à Florange, Fabrice ne se fait aucune illusion. Après la «
pression » engendrée par la direction sur certains salariés,
l’inexorable stratégie du groupe conduira à la fermeture du
 packaging. Photo RL

Sortie d’usine, par un chaud et bel après-midi d’août. Une vague silencieuse déferle du portier Saint-Agathe. Un ballet de voitures, camionnettes. Des salariés d’Arcelor, des sous-traitants, qui n’ont publiquement jamais eu un mot sur le site florangeois et son devenir.
« Pressés… » Ils le sont pour la plupart. Calfeutrés dans l’habitacle de leur citadine ou berline, zappant illico lieu de travail-domicile.
Ceux-là « n’ont rien à dire » sur l’avenir du site et de la société qui les emploie. Impassibles, ils auraient même une fâcheuse tendance à « engueuler les syndicats, relève Jean Mangin de la CGT, certains allant de surcroît jusqu’à dire que les centrales contribuent à la perte du chiffre d’affaires du patron ».
« Pressés », d’autres le sont aussi, « mais par la direction ». Cette pression que les syndicats ont révélée au grand jour, à plusieurs reprises, lors des mouvements de grève. « Elle a fait un vrai travail de sape, confirme le cégétiste. On le voyait lors de nos actions de blocage des Grands-Bureaux. Le personnel qui ne pouvait rentrer restait sur le trottoir d’en face. Il y avait comme une ligne infranchissable entre nous. Si l’un traversait la route, venait boire un café ou discuter, il n’était pas payé. Ce n’est qu’après un certain temps que la direction leur disait qu’ils pouvaient rester chez eux et que la journée leur serait payée. Alors seulement, quelques-uns osaient venir et nous dire qu’ils nous soutenaient. Mais sans pouvoir manifester avec nous. » Fabrice Legrand, rectificateur, papa de trois enfants, le concède. « On est pris en tenaille. Des gars l’ont vraiment ressentie cette pression. Perso, je n’ai pas été touché par le chômage partiel, j’ai dû prendre des récup’. » Et dans les prochaines semaines ? « A mon avis, le packaging va sauter, il ne restera que le site de Sainte-Agathe », pronostique-t-il. O n va voir à quelle sauce on va être bouffé… On espère que le gouvernement va sangler Mittal. »

Les moyens et l’envie de faire plier Mittal

Un pick-up s’arrête au stop. Interpellé, celui qui indique travailler « à la galva » (secteur galvanisation) est en confiance face aux questions que l’on lui pose. Confiance qui le conduit à imager ses propos à la manière de la célèbre réplique tirée du western de Sergio Leone. « Il y a deux camps dans la boîte. Ceux qui travaillent sur les lignes menacées, et ceux dont les lignes n’ont pas été trop touchées », tranche Laurent Scheltienne. Et au milieu justement, une tranchée.
« On est démunis, on ne peut pas trop aider nos collègues qui subissent le chômage car si nous débrayons, on met en danger notre outil. Débrayer c’est très risqué dans notre situation. » Un mot sur le mutisme de tous ces personnels empêtrés dans la cessation temporaire d’activités ? « On n’a pas réellement grand-chose à dire car on ne sait même pas où l’on va ! On apprend des choses par la presse, les on-dit… Je ne sais pas si le gouvernement a les moyens et l’envie de faire plier Mittal. Le rapport Faure ? Ici, on connaissait déjà son contenu, les conclusions révélées à la fin du mois de juillet n’avaient rien d’exclusif. Je crois qu’il n’influencera en rien Mittal et sa stratégie de groupe. Et Ulcos ? Il est temps pour Hollande de passer aux actes. Ce qu’il a fait jusqu’à présent, c’était de la propagande. Il faut monter au créneau, développer le projet et montrer à Mittal que cela va être rentable pour lui. »
A la question « Avez-vous une boule au ventre lorsque vous vous rendez au travail ? », le trentenaire répondra : « Une boule non, de la rancœur. »

Le républicain Lorrain

mercredi 8 août 2012

Ça se corse pour ArcelorMittal: une deuxième agence abaisse sa cote de crédit


L'agence de notation Fitch Ratings a dégradé mercredi d'un cran la note du groupe de sidérurgie ArcelorMittal, inquiète pour les perspectives du marché européen de l'acier et une semaine après une décision similaire de Standard and Poor's.

Fitch a abaissé d'un cran sa note, à BBB- contre BBB, juste au-dessus de la catégorie spéculative, en l'assortissant d'une perspective négative, reflétant «les défis de court terme sur les marchés de l'acier en particulier en Europe de l'Ouest», selon un communiqué.

Dans ce contexte, et malgré des «progrès notables dans les cessions d'actifs non-stratégiques et les programmes de réduction des coûts», ArcelorMittal réduira son endettement plus lentement que prévu, juge Fitch.

Le titre ArcelorMittal baissait légèrement à la Bourse de Paris après cette annonce, perdant 0,76% à 12,99 euros dans un marché en recul de 0,68% à 15H58.

La dégradation par Fitch fait suite à celle communiquée jeudi dernier par S&P, qui avait également abaissé d'un cran la notation d'ArcelorMittal, à BB+ contre BBB-, reléguant le groupe en catégorie spéculative.

En catégorie spéculative, un groupe est considéré comme un investissement risqué par les agences de notation, ce qui lui complique la tâche au moment de lever des fonds sur le marché auprès des investisseurs.

Jeudi également, l'agence de notation Moody's avait abaissé la perspective de la note d'ArcelorMittal à "négative", contre "stable" auparavant, ce qui signifie qu'elle pourrait sanctionner le groupe à "moyen terme".

Moody's a maintenu en revanche la note du groupe à Baa3, soit juste un cran au-dessus de la catégorie spéculative, selon la classification de cette agence.

ArcelorMittal a publié le 25 juillet un bénéfice net en baisse de 37% à 959 millions de dollars sur le trimestre. Il a également annoncé tabler sur une baisse des ventes d'acier au second semestre "sous l'effet normal des facteurs saisonniers".

vendredi 3 août 2012

La note d'ArcelorMittal dégradée en catégorie spéculative


ArcelorMittal était pourtant parvenu à ramener sa dette nette à 22 milliards de dollars grâce à un important programme de cessions.


Le géant sidérurgique ArcelorMittal a vu jeudi sa note dégradée en catégorie spéculative par Standard & Poor's, malgré les efforts déployés depuis plusieurs mois par le groupe pour éviter une telle décision.
L'agence a abaissé sa note d'un cran, à BB+, ce qui a entraîné une chute du cours de Bourse de 8,8 %, à 11,90 euros, l'une des plus fortes baisses de l'action en un an. Elle explique sa décision par des incertitudes sur la capacité d'ArcelorMittal à mener son programme de réduction de dette et par la faiblesse du secteur de l'acier.
Pour ses dirigeants, maintenir la notation en catégorie « investment grade » était « une priorité stratégique », comme l'avait récemment souligné Aditya Mittal, son directeur financier, lors de la présentation des résultats semestriels. Selon lui, une dégradation de la note peut représenter un coût supplémentaire de 100 millions de dollars par an, à cause du renchérissement des frais financiers.
ArcelorMittal a pourtant tenu ses engagements vis-à-vis des investisseurs. Le numéro un mondial de l'acier a ramené sa dette nette à 22 milliards de dollars à fin juin, alors qu'il visait un objectif de 22,5 milliards de dollars. C'est le résultat d'un important programme de cessions incluant le désengagement des activités de formage d'acier en Amérique du Nord pour 605 millions de dollars, la sortie du turc Eregli et la vente d'une participation dans le luxembourgeois Enovos.
ArcelorMittal avait également renoncé à reprendre l'australien Macarthur Coal dans le cadre d'une coûteuse OPA. « Il est important pour nous de garder une notation "investment grade", et nous allons poursuivre une stratégie financière visant cet objectif », a réagi jeudi une porte-parole du groupe. ArcelorMittal se situe encore dans cette catégorie pour les autres agences, Fitch et Moody's. C'est la cinquième entreprise du CAC 40 à être placée en catégorie spéculative par Standard & Poor's, après Alcatel-Lucent, Lafarge, PSA et Renault.

mardi 31 juillet 2012

ArcelorMittal : Montebourg hausse le ton

Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 31 juillet 2012 à 16h57Mis à jour le 31 juillet 2012 à 16h57
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a affirmé mardi que le gouvernement français allait "engager un dialogue au plus haut niveau pour infléchir les décisions" du groupe sidérurgique ArcelorMittal.
"Nous allons engager un dialogue au plus haut niveau pour infléchir les décisions qui aujourd'hui sont prises en défaveur de l'Europe", a déclaré Arnaud Montebourg, répondant à une question de Gaby Charroux (PCF, Bouches-du-Rhône). "Si nous n'y parvenons pas, nous en reparlerons (...)", a-t-il ajouté.
Le ministre a souligné qu'"aujourd'hui ArcelorMittal, comme il se désengage de Liège (Belgique), ferme des surcapacités selon eux dans toute l'Europe". Le rapport de la mission d'expertise sur Florange (Moselle) menée par Pascal Faure remis la semaine dernière "a montré que ces sites sont viables", a dit Arnaud Montebourg. "Ils ont un avenir, pour peu que l'aciériste décide d'y investir et faire son travail de propriétaire du site", a-t-il ajouté.

PS : une loi sur "les usines rentables"

AFP Publié  

 Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a souhaité ce midi que le Parlement débatte "le plus rapidement possible" de la proposition de loi obligeant un industriel à céder à un repreneur une usine française rentable d'où il voudrait se désengager.

Ce texte avait été déposé fin février par le PS, durant la campagne présidentielle, et traduisait une promesse que venait de faire François Hollande devant les ouvriers d'ArcelorMittal à Florange (Moselle). Il s'était engagé à contraindre par la loi les industriels à céder les usines rentables dont ils ne veulent plus mais qu'ils refusent de vendre à la concurrence. "Je souhaite que la proposition de loi dite Hollande puisse venir au Parlement le plus rapidement possible et qu'elle soit inscrite sans attendre à l'ordre du jour", a déclaré Bruno Le Roux, en soulignant que l'emploi constituera une priorité de la rentrée.