jeudi 15 novembre 2012

Florange : Ulcos passe en tête des projets éligibles au financement de Bruxelles


Le projet de captage de CO2, Ulcos, destiné à réduire les émissions de carbone des hauts-fourneaux d'ArcelorMittal à Florange, est désormais en pole position pour obtenir le financement de Bruxelles. Un élément qui pourrait accroître les chances de reprise du site.

Enfin une lueur d'espoir pour les salariés des haut-fourneaux de Florange. Bruxelles vient en effet de faire une volte-face complète sur le financement du projet Ulcos, désormais considéré comme prioritaire à ses yeux, ce qui accroît les chances de reprises du site d'Arcelor Mittal. « Il est presque sûr que la France recevra de notre part une aide financière», assure aux « Echos » une source européenne, puisque Ulcos est maintenant en tête de la liste des projets soumis à l'exécutif européen.
Cet aval de la Commission est indispensable pour espérer la mise en place d'Ulcos, qui vise à transformer le site lorrain en usine de captage et de stockage du CO2. Sur les 600 millions d'euros nécessaire pour financer ce projet, environ 250 millions doivent venir de l'Europe. Jusqu'à ces derniers jours, une telle issue paraissait improbable. Fin octobre, Ulcos était en effet encore classé huitième et dernier sur une liste de projet retenue par le programme spécial NER300, qui veut favoriser les projets sobres en carbone en accordant 1,5 milliards d'euros d'aides. En fin de semaine dernière, une première lueur d'espoir était apparue puisque il était passé directement au troisième rang : les Britanniques avaient jeté l'éponge, incapables d'assurer le co-financement des quatre projets qu'ils avaient financé.

Calendrier maintenu

Et finalement cette semaine, ce sont deux autres dossiers qui ont été abandonnés selon nos informations : Belchatov en Pologne, Green Hydrogen aux Pays-Bas. « L a France est quasiment le seul pays à soutenir aussi fortement cette initiative, car c'est devenu un enjeu politique », souligne la source européenne. Du coup, sauf très improbable retournement de situation, Ulcos est quasi certain de bénéficier du financement européen. Cela devrait être définitivement confirmé en décembre.
Pour autant, ce revirement de Bruxelles ne change pas le calendrier d'ArcelorMittal. Le sidérurgiste avait laissé 60 jours au gouvernement pour tâcher de trouver un repreneur aux deux hauts-fourneaux du site actuellement à l'arrêt. La date butoir est donc fixée au premier décembre, passé ce délai les négociations sociales avec les 629 salariés du site seront menées. Du coup, les élus locaux en Lorraine et les syndicats plaident un délai supplémentaire  : « il faudrait aligner les calendriers, Ulcos représente un enjeu technologique et économique majeur », a fait valoir Philippe Tarillon, maire de Florange.
Certains émettent toutefois des réserves sur l'attrait d'Ulcos pour un futur repreneur : « pour l'instant il n'y a aucun repreneur intéressé par Ulcos, le projet demande beaucoup d'investissements », a souligné Xavier Le Coq, délégué CFE-CGC à Florange.
R. H. ET S. W. ICI

Arcelormittal: Le projet ULCOS en tête de liste

Le 24 novembre 2012, Edouard MARTIN, avant de se rendre à Metz pour la manifestation contre l'austérité, a reçu un appel téléphonique pour lui annoncer que le projet ULCOS était passé en tête de liste....

mardi 13 novembre 2012

Arcelormittal: Edouard MARTIN s'exprime après la projection du documentaire " Le dernier carré "

Des métallos à la fac pour sauver l’outil et sa mémoire


Des métallos du site Mittal de Florange ont assisté, à la fac de lettres de Nancy, à une projection-débat autour du film Sous le gueulard , la vie.


Il serait trop simple de lire « métallo » comme un simple synonyme de sidérurgiste. Le mot est bien plus profond, complexe et composite. C’est ce que l’on gardera d’une récente soirée organisée par la Maison de l’étudiant (MDE) et la feuille alternative « Le nouveau jour J » sur le campus Lettres et Sciences humaines de Nancy, à laquelle participaient six ArcelorMittal de Florange emmenés par un retraité, Rudy Cristiani, 43 ans de syndicalisme derrière lui. Il a connu l’acier à 14 ans, il porte la veste orange de la CFDT et se tient à côté des « petits jeunes » qui ont pris sa relève. « Mine de rien, ce n’est pas anodin pour nous, ouvriers, de venir transmettre notre histoire à des étudiants », estime Lionel Durielo, militant CGT.
Les étudiants étaient plutôt minoritaires dans cette petite salle plus occupée par des militants politiques et des syndicalistes venus assistés à la projection-débat de ArcelorMittal, à la vie ou à la mort. Un documentaire de Jean-Claude Poirson remplacé à la dernière minute par Sous le gueulard, la vie. Un film tourné par Emmanuel Graff en 1991 pendant la fermeture du site d’Uckange. « Il y a des points communs avec Florange », dit l’auteur, avec raison. Apparaissant déjà à l’image, Rudy Cristiani confirme. Il a connu « le démantèlement, la mutation incroyable » d’un système de « poupées gigognes » sidérurgique dont Florange n’est plus qu’un petit élément. « Le site est viable. Il n’y a pas une voiture dans le monde dont les pièces ne viennent de lui ». Pour autant, son propriétaire veut y fermer deux hauts fourneaux (sur les vingt-cinq qu’il possède dans neuf pays) au repos forcé depuis quinze mois.

Fiers des anciens

« Si je me bats avec les copains, ce n’est pas seulement pour les salariés d’Arcelor, mais aussi ceux de la sous-traitance », lance Rudy Cristiani. Il aurait pu aussi évoquer aussi la nécessité de préserver l’appartenance à la « communauté du fer ». Elle n’est pas à prendre dans son acception défensive, mais au contraire généreuse. Celle qui est riche du mélange des origines de ses travailleurs, de leurs langues différentes et de leur envie de travailler comme de vivre ensemble au point de créer une culture ouvrière. C’est elle que Lakshmi Mittal condamnerait aussi en fermant Florange. C’est parce que les salariés en sont les héritiers au même titre que de leur outil de travail, qu’ils veulent à tout prix sauver le tout. « Descendants d’immigrés, on ne supporte pas l’idée de mettre la clé sous la porte » d’un édifice que leurs prédécesseurs ont contribué à développer et dont ils sont fiers. Ils ont bien du mal à susciter l’intérêt et à rallier à leur cause. « Ce sont les médias qui se sont substitués aux salariés », disent les invités, pour relayer leur lutte. Hier, elle serait passée par une action physique, un blocage du site pour instaurer un rapport de force. Aujourd’hui, on en est à entendre « On n’a pas su mobiliser le salarié ni la population, le combat est là aussi ». Mais ils sont peu pour lutter sur tous les fronts.
Frédéric CLAUSSE. 
http://www.republicain-lorrain.fr

Salariés de Gépor : ne pas être les oubliés !


D’ores et déjà touchés par l’arrêt des hauts fourneaux, les salariés de Gépor, filiale d’ArcelorMittal, craignent la perte de 126 emplois.


Six cent vingt-neuf salariés touchés si les hauts fourneaux d’ ArcelorMittal Florange ne trouvent pas de repreneur d’ici le 1 er décembre. 629, le chiffre inquiète déjà mais est bien incomplet. « Dans le discours de la direction, on n’existe pas ! », s’alarment les employés de Gépor, chargé du transport des matières premières, de la logistique et de l’entretien du matériel roulant pour tout le site sidérurgique.
Si la fermeture de la filière liquide se confirme, ils seront au moins 126 de plus à voir directement leurs emplois menacés. « On fait partie du même groupe, nos congés sont "Arcelor", nos pointages sont "Arcelor", on porte le même bleu de travail… », insiste Luïs de Freitas (CFDT). Et depuis l’arrêt des hauts fourneaux, eux aussi pointent au chômage partiel. Mais dans le mauvais scénario de fermeture, les 352 salariés de cette filiale, « 100 % Arcelor », ne bénéficieront pas du même Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ni de la même convention collective, « transport » pour Gépor, « sidérurgie » pour ArcelorMittal. « On sera la dernière roue de la charrette », craint Maurice Nicotra (CFDT). « Si la filière liquide s’arrête, on est mort », lâche Rachid Aliouanie, employé du service « transport fer » de la filiale, le plus touché.

Un geste apprécié

Alors que Patrick Ominetti, directeur de Gépor, a rencontré pour la première fois, jeudi, Henri-Pierre Orsoni, les élus CFDT Gépor ont également saisi l’occasion de s’entretenir avec le nouveau patron d’ ArcelorMittal Atlantique et Lorraine (Amal).
Une première rencontre « positive », assure Luïs de Freitas. Si le directeur n’a pas voulu se prononcer sur l’éventuelle intégration de Géporau géant sidérurgique, « un dossier difficile », il a promis de visiter tous les chantiers Géporpour mieux envisager le travail commun. Un geste apprécié.
Le patron d’Amal se serait surtout engagé à ce que, en cas de PSE, les salariés bénéficient des mêmes accords sociaux. Un accord déjà évoqué avec l’ancienne direction mais sans confirmation écrite jusqu’alors. Un premier pas positif, « au moins on sera mangé à la même sauce… »
Lucie BOUVAREL. 
http://www.republicain-lorrain.fr

samedi 10 novembre 2012

La Trace Des Pères - Emmanuel Graff -

A travers les yeux d'un lorrain expatrié, entre les régions de Longwy, Villerupt, les vallées de l'Orne et de la Fensch avec quelques scènes surprenantes à Metz, Avignon et... Lausanne.
La Trace des Pères est empathique, riche, musical, dynamique, au profit d'une « pétillance » et d'une envie de surprendre autant que de faire le point sur un sujet fondamental : la transmission. 

Indigné contre les prédateurs comme Mittal