Il n'y a pas de Vrai Combat sans Combattants .... Notre combat est JUSTE !
vendredi 25 novembre 2011
mardi 22 novembre 2011
Allemagne: hausse de salaire de 3,8% dans la métallurgie dès décembre
Le syndicat allemand IG Metall a annoncé mardi un accord avec le patronat sur une hausse de salaire de 3,8% dès décembre pour 75.000 salariés de la métallurgie dans l'ouest du pays, qui fera référence pour les 3 millions de salariés du secteur en Allemagne.
Ces négociations étaient considérées comme un test pour l'évolution des salaires dans la première économie européenne, aux prises avec la crise de la dette en zone euro.
L'accord trouvé dans la nuit de lundi à mardi prévoit une augmentation des salaires de 3,8% à partir du 1er décembre 2011, selon un communiqué. Il est valable jusqu'à la fin du moins de février 2013. IG Metall réclamait au départ 7% d'augmentation. Le syndicat et le patronat, qui dans la tradition sociale allemande décident sans intervention de l'Etat des rémunérations et des conditions de travail, ont par ailleurs convenu de nouvelles règles sur l'embauche des apprentis et sur l'assurance-retraite. Traditionnellement, l'accord négocié par IG Metall et le patronat pour les salariés de trois Etats régionaux de l'Ouest (Rhénanie du Nord-Westphalie, Basse-Saxe et Brême) fait office d'étalon pour les négociations salariales du secteur de la métallurgie dans le reste du pays, qui se dérouleront en 2012. D'ici fin 2012, toutes branches confondues, les salaires de 9 millions de personnes doivent faire l'objet de négociations en Allemagne. Les syndicats, qui ont accepté pendant des années de mettre en sourdine leurs revendications, notamment lors de la récession de 2009, ne veulent pas "rater le coche" de la reprise économique allemande. Le patronat fait lui valoir que cette reprise s'achève et que le temps de la modération salariale est revenu. Les syndicats bataillent actuellement en outre sur l'introduction d'un salaire minimum unique et généralisé dans tout le pays, qui marquerait une rupture dans la tradition sociale allemande. Michael Sommer, président de la confédération syndicale DGB qui chapeaute toutes les grandes centrales allemandes, s'est dit mardi "optimiste" sur l'introduction d'un salaire minimum "à relativement brève échéance", dans un entretien avec la chaîne de télévision publique ARD. "C'est aussi sûr que deux et deux font quatre", a-t-il ajouté, cette fois sur les ondes de la radio Deutschlandfunk. Il a toutefois critiqué le revirement du parti conservateur CDU d'Angela Merkel en la matière. "Un salaire minimum tel que le propose la CDU, cela ne va pas", a dit M. Sommer. La CDU, rompant avec sa ligne, s'est récemment dit favorable à un salaire minimum. Avant d'estimer finalement qu'il pouvait varier selon les branches et être négocié au cas par cas entre partenaires sociaux. Les syndicats réclament eux un salaire minimum unique, valant pour tous les métiers.
AFP
Ces négociations étaient considérées comme un test pour l'évolution des salaires dans la première économie européenne, aux prises avec la crise de la dette en zone euro.
L'accord trouvé dans la nuit de lundi à mardi prévoit une augmentation des salaires de 3,8% à partir du 1er décembre 2011, selon un communiqué. Il est valable jusqu'à la fin du moins de février 2013. IG Metall réclamait au départ 7% d'augmentation. Le syndicat et le patronat, qui dans la tradition sociale allemande décident sans intervention de l'Etat des rémunérations et des conditions de travail, ont par ailleurs convenu de nouvelles règles sur l'embauche des apprentis et sur l'assurance-retraite. Traditionnellement, l'accord négocié par IG Metall et le patronat pour les salariés de trois Etats régionaux de l'Ouest (Rhénanie du Nord-Westphalie, Basse-Saxe et Brême) fait office d'étalon pour les négociations salariales du secteur de la métallurgie dans le reste du pays, qui se dérouleront en 2012. D'ici fin 2012, toutes branches confondues, les salaires de 9 millions de personnes doivent faire l'objet de négociations en Allemagne. Les syndicats, qui ont accepté pendant des années de mettre en sourdine leurs revendications, notamment lors de la récession de 2009, ne veulent pas "rater le coche" de la reprise économique allemande. Le patronat fait lui valoir que cette reprise s'achève et que le temps de la modération salariale est revenu. Les syndicats bataillent actuellement en outre sur l'introduction d'un salaire minimum unique et généralisé dans tout le pays, qui marquerait une rupture dans la tradition sociale allemande. Michael Sommer, président de la confédération syndicale DGB qui chapeaute toutes les grandes centrales allemandes, s'est dit mardi "optimiste" sur l'introduction d'un salaire minimum "à relativement brève échéance", dans un entretien avec la chaîne de télévision publique ARD. "C'est aussi sûr que deux et deux font quatre", a-t-il ajouté, cette fois sur les ondes de la radio Deutschlandfunk. Il a toutefois critiqué le revirement du parti conservateur CDU d'Angela Merkel en la matière. "Un salaire minimum tel que le propose la CDU, cela ne va pas", a dit M. Sommer. La CDU, rompant avec sa ligne, s'est récemment dit favorable à un salaire minimum. Avant d'estimer finalement qu'il pouvait varier selon les branches et être négocié au cas par cas entre partenaires sociaux. Les syndicats réclament eux un salaire minimum unique, valant pour tous les métiers.
AFP
mardi 15 novembre 2011
lundi 7 novembre 2011
Article du RÉPUBLICAIN LORRAIN
Gandrange, Florange, Ulcos: la figure de proue de la CFDT, chez ArcelorMittal, crève l'écran depuis les dernières grandes batailles pour la survie de la sidérurgie. Il dit croire encore en des lendemains qui chantent.

Alain Morvan (Le Républicain lorrain)
Furibard, il pousse la porte de cette pizzeria de Thionville remonté comme un coucou. «Marre de griller mon forfait pour un service client qui se moque du monde», peste Edouard Martin, en s'asseyant et en commandant «une blonde». Trois fois qu'il plante son iPhone 4S. À la clé, des centaines de contacts téléphoniques qui s'évanouissent en fumée. «Une mine d'or. Vingt ans d'engagement. J'espère que ça va s'arranger», souffle-t-il, un peu apaisé. Il est comme ça, le syndicaliste d'ArcelorMittal: une alternance de calme et de tempête, d'élans et d'introspections, de sang-froid et d'ébullition. «Il n'est pas espagnol pour rien», ironise doucement Marcel Thiel, compatriote cédétiste de Florange, qui le connaît bien pour avoir mené tant de combats, de Gandrange à Florange et au comité d'entreprise européen du géant de l'acier, Mittal. «On s'est souvent crêpé le chignon; tout le monde n'est pas capable comme lui d'aller à 200 km/h. C'est un passionné, un affectif avec ses bons et mauvais côtés. Je sais qu'il agace.»
Un monstre froid
C'est pourtant «sa gueule» qui attire l'attention au premier abord, comme le dit Michel Liebgott. Taille moyenne, cheveux courts poivre et sel, visage taillé à la serpe, de l'aisance dans le discours, une évidente télégénie. Façon Xavier Mathieu, charismatique leader CGT des Conti (Continental) devenu acteur. «Qualité des analyses, connaissance des dossiers mais aussi faculté à provoquer. Il sert toute une histoire commune, celle de la sidé lorraine», synthétise le député-maire de Fameck, Michel Liebgott, dont il a régulièrement l'oreille. «Qui est Mittal? Un monstre froid. Edouard? C'est le SOS au pied de la Vierge, au-dessus de Hayange», esquisse l'élu de la vallée.
L'enfant de Padul, près de Grenade, un sud de l'Espagne pauvrissime, déboule «en sandales dans la neige», en Lorraine, à la fin de l'hiver 1971. Rêve de trouver un job chez Citroën, mais tombe en extase devant les brames rouge-vif du laminoir à chaud où son père l'expédie parce que la priorité, c'est bosser. «Pourtant, je haïssais la vie de mon père, les 3-8, tout ça…», avoue celui qui tient l'héritage de la classe ouvrière.
Aiguillon et tête à gnons. Il assume. Tout. Les politiques qui se bousculent à Gandrange en 2008, comme à un guichet électoral automatique. «Gandrange, c'était Lourdes pour les croyants; fallait venir! Ségolène Royal, ça m'a permis de l'affranchir sur pas mal d'idées fausses. Faut pas oublier que les politiques nous ont apporté une visibilité médiatique. Mais on n'était pas dupe.» Ah, Sarkozy! Une autre histoire. Les fausses promesses des noces d'acier; le premier à être venu au chevet des sidérurgistes, les mensonges d'une razzia industrielle d'un président bling-bling aux poches vides, qui se cogne le nez dans un haut fourneau. «J'oublierai jamais cette phrase: "On ne vous laissera pas tomber; avec ou sans Mittal, l'État investira ici!" Il s'est bien foutu de nous…» Contradictoire. «Pendant son discours, ses proches conseillers devenaient blêmes. C'était un mois après avoir dit que les caisses étaient vides. Il a voulu se refaire une santé sur le dos des salariés de Gandrange.» À la fin de son discours, Nicolas Sarkozy a été ovationné. «Tellement de gens l'ont cru.» La politique, Edouard Martin y croit pourtant encore. Il plaide pour «une Europe plus forte». Prêche contre l'actuelle, vendue aux grands groupes, ultralibérale. Albert Leglois, camarade cégétiste, le tacle sans retenue: «Il brasse beaucoup de vent. Lors de la soupe populaire à Hayange, il a dit qu'il fallait donner des signes aux marchés financiers, alors qu'on est dans la merde à cause d'eux. Il rate pas une occase d'être contradictoire.»
À gauche, résolument. CFDT, tendance ligne dure. Mélenchon, en campagne en Lorraine, a été bluffé il y a une semaine: «Ici, le plus virulent, c'est pas le camarade de la CGT, dites donc!»
Il y a laissé des plumes dans le combat pied à pied, poing à poing. Dans sa vie personnelle aussi, faut-il comprendre entre les lignes. «La sidé continentale a de l'avenir», professe Edouard, revenu à son obsession. Le lecteur de Balzac a néanmoins conscience des limites de sa propre comédie humaine. Il cite Coluche: «Comme pour les Restos du cœur, j'aspire à ce qu'on n'ait plus besoin de moi; ça voudra dire qu'on a gagné.» Les affaires reprennent, son smartphone se réveille. Le combat continue..
Alain Morvan (Le Républicain lorrain)
Furibard, il pousse la porte de cette pizzeria de Thionville remonté comme un coucou. «Marre de griller mon forfait pour un service client qui se moque du monde», peste Edouard Martin, en s'asseyant et en commandant «une blonde». Trois fois qu'il plante son iPhone 4S. À la clé, des centaines de contacts téléphoniques qui s'évanouissent en fumée. «Une mine d'or. Vingt ans d'engagement. J'espère que ça va s'arranger», souffle-t-il, un peu apaisé. Il est comme ça, le syndicaliste d'ArcelorMittal: une alternance de calme et de tempête, d'élans et d'introspections, de sang-froid et d'ébullition. «Il n'est pas espagnol pour rien», ironise doucement Marcel Thiel, compatriote cédétiste de Florange, qui le connaît bien pour avoir mené tant de combats, de Gandrange à Florange et au comité d'entreprise européen du géant de l'acier, Mittal. «On s'est souvent crêpé le chignon; tout le monde n'est pas capable comme lui d'aller à 200 km/h. C'est un passionné, un affectif avec ses bons et mauvais côtés. Je sais qu'il agace.»
Un monstre froid
C'est pourtant «sa gueule» qui attire l'attention au premier abord, comme le dit Michel Liebgott. Taille moyenne, cheveux courts poivre et sel, visage taillé à la serpe, de l'aisance dans le discours, une évidente télégénie. Façon Xavier Mathieu, charismatique leader CGT des Conti (Continental) devenu acteur. «Qualité des analyses, connaissance des dossiers mais aussi faculté à provoquer. Il sert toute une histoire commune, celle de la sidé lorraine», synthétise le député-maire de Fameck, Michel Liebgott, dont il a régulièrement l'oreille. «Qui est Mittal? Un monstre froid. Edouard? C'est le SOS au pied de la Vierge, au-dessus de Hayange», esquisse l'élu de la vallée.
L'enfant de Padul, près de Grenade, un sud de l'Espagne pauvrissime, déboule «en sandales dans la neige», en Lorraine, à la fin de l'hiver 1971. Rêve de trouver un job chez Citroën, mais tombe en extase devant les brames rouge-vif du laminoir à chaud où son père l'expédie parce que la priorité, c'est bosser. «Pourtant, je haïssais la vie de mon père, les 3-8, tout ça…», avoue celui qui tient l'héritage de la classe ouvrière.
Aiguillon et tête à gnons. Il assume. Tout. Les politiques qui se bousculent à Gandrange en 2008, comme à un guichet électoral automatique. «Gandrange, c'était Lourdes pour les croyants; fallait venir! Ségolène Royal, ça m'a permis de l'affranchir sur pas mal d'idées fausses. Faut pas oublier que les politiques nous ont apporté une visibilité médiatique. Mais on n'était pas dupe.» Ah, Sarkozy! Une autre histoire. Les fausses promesses des noces d'acier; le premier à être venu au chevet des sidérurgistes, les mensonges d'une razzia industrielle d'un président bling-bling aux poches vides, qui se cogne le nez dans un haut fourneau. «J'oublierai jamais cette phrase: "On ne vous laissera pas tomber; avec ou sans Mittal, l'État investira ici!" Il s'est bien foutu de nous…» Contradictoire. «Pendant son discours, ses proches conseillers devenaient blêmes. C'était un mois après avoir dit que les caisses étaient vides. Il a voulu se refaire une santé sur le dos des salariés de Gandrange.» À la fin de son discours, Nicolas Sarkozy a été ovationné. «Tellement de gens l'ont cru.» La politique, Edouard Martin y croit pourtant encore. Il plaide pour «une Europe plus forte». Prêche contre l'actuelle, vendue aux grands groupes, ultralibérale. Albert Leglois, camarade cégétiste, le tacle sans retenue: «Il brasse beaucoup de vent. Lors de la soupe populaire à Hayange, il a dit qu'il fallait donner des signes aux marchés financiers, alors qu'on est dans la merde à cause d'eux. Il rate pas une occase d'être contradictoire.»
À gauche, résolument. CFDT, tendance ligne dure. Mélenchon, en campagne en Lorraine, a été bluffé il y a une semaine: «Ici, le plus virulent, c'est pas le camarade de la CGT, dites donc!»
Il y a laissé des plumes dans le combat pied à pied, poing à poing. Dans sa vie personnelle aussi, faut-il comprendre entre les lignes. «La sidé continentale a de l'avenir», professe Edouard, revenu à son obsession. Le lecteur de Balzac a néanmoins conscience des limites de sa propre comédie humaine. Il cite Coluche: «Comme pour les Restos du cœur, j'aspire à ce qu'on n'ait plus besoin de moi; ça voudra dire qu'on a gagné.» Les affaires reprennent, son smartphone se réveille. Le combat continue..
mercredi 26 octobre 2011
mardi 11 octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
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