Il n'y a pas de Vrai Combat sans Combattants .... Notre combat est JUSTE !
samedi 21 juillet 2012
NAISSANCE DES ... HARCELEURS MITTAL A LAUSANNE (SUISSE) !
| Les sidérurgistes lorrains manifestent devant le siège du CIO à Vidy |
Neuf métallurgistes de l'usine ArcelorMittal, soutenus par une quinzaine de sympathisants, ont manifesté vendredi après-midi devant le siège du CIO à Vidy.
Depuis 2011, les travailleurs mènent un combat quotidien contre la fermeture de leur usine à Florange, en Lorraine. Ils dénoncent le cadeau fait par le CEO, Lakshmi Mittal, aux organisateurs des Jeux olympiques de Londres: une tour de 120 mètres de haut édifiée à côté du stade olympique. Coût total: 24 millions d'euros.
De plus, le CEO de la firme et son fils devraient figurer parmi les porteurs de la flamme olympique à traver les rues de Londres le 26 juillet prochain. La goutte qui fait déborder le vase pour ces ouvriers. Ce vendredi, symboliquement, ils ont éteint une torche devant le CIO.
Les métallurgistes resteront encore un jour dans la capitale vaudoise. Ils invitent notamment la population à les rencontrer samedi matin au marché de la Riponne, mais aussi devant le musée olympique éphémère dès 14h.(24 heures)
vendredi 20 juillet 2012
Lausanne: une poignée de sidérurgistes lorrains devant le CIO
Une poignée de sidérurgistes lorrains ont manifesté vendredi devant le siège du CIO à Lausanne. Ils ont dénoncé le fait que la flamme olympique sera portée à Londres par le fils de Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal, qui menace de supprimer des emplois à Florange, voire de fermer le site.
Appuyée par des syndicalistes suisses, la petite dizaine de sidérurgistes est arrivée de Moselle le jour même. Elle doit rester encore samedi à Lausanne pour aller distribuer des tracts au marché puis devant le bateau à Ouchy qui remplace le Musée olympique actuellement fermé.
"L'acier lorrain vivra", pouvait-on lire sur la grande banderole portée devant le CIO et portant les logos de la CGT, CFDT et FO. Les sidérurgistes ont ensuite éteint "une flamme de la honte", estimant que les valeurs de l'olympisme n'avaient rien à voir avec le patron d'ArcelorMittal, qualifié de "prédateur". Quelque 3000 emplois seraient supprimés sur le site intégré de Florange.
Les manifestants ont souligné qu'ils attendaient du nouveau gouvernement français qu'"il tienne ses promesses" et oblige par exemple un propriétaire à vendre une usine, au lieu de la laisser agoniser en évitant ainsi la concurrence. Selon eux, ArcelorMittal avait promis des centaines de millions d'euros d'investissement mais rien ne s'est concrétisé. Des repreneurs seraient en outre intéressés mais ne reçoivent pas de réponse.
A leurs yeux, le combat à mener est "européen", car les problèmes se retrouvent au Luxembourg, en Belgique, en Espagne et en Allemagne. Pour ArcelorMittal, "ailleurs c'est toujours moins cher", a dénoncé un manifestant en référence aux achats d'usines par le groupe en Inde, en Chine ou au Mexique.
A Florange, "toute la vallée sera morte" si le site industriel est "détruit". Les manifestants ont voulu "montrer qui est Lakshmi Mittal qui a dépensé 24 millions d'euros pour édifier à côté du stade olympique à Londres une tour de 120 mètres de haut, alors qu'"un génocide industriel" a lieu en Europe.
Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a été condamné vendredi pour discrimination syndicale à l'encontre de quatre salariés représentants du personnel CFDT. L'entreprise doit leur verser des indemnités d'un total de près de 450.000 euros. A cette somme, s'ajoutent 3.000 euros par personne au titre du préjudice moral.
Ces quatre salariés avaient été embauchés à la création de l'usine, en 1973.
En novembre 2011, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait confirmé la condamnation du groupe sidérurgique, numéro un mondial du secteur, pour discrimination syndicale aux dépens de onze salariés représentants du personnel CGT. ArcelorMittal avait été condamné en novembre 2009 par le conseil de prud'hommes de Martigues.
Ces quatre salariés avaient été embauchés à la création de l'usine, en 1973.
En novembre 2011, la cour d'appel d'Aix-en-Provence avait confirmé la condamnation du groupe sidérurgique, numéro un mondial du secteur, pour discrimination syndicale aux dépens de onze salariés représentants du personnel CGT. ArcelorMittal avait été condamné en novembre 2009 par le conseil de prud'hommes de Martigues.
ArcelorMittal : les syndicats mettent en avant une étude qui démontre la viabilité du site de Florange
A l'issue d'une rencontre à huis clos avec un cabinet spécialisé, les organisations syndicales et les élus régionaux en sont convaincus : Florange peut être rentable, à l'image des petits aciéristes européens comme le suédois SSAB, l'allemand Salzgitter, ou le l'autrichien Voestalpine.
Hauts-fourneaux toujours à l'arrêt, chômage partiel dans l'activité emballage, nouveau plan de réduction des coûts, projet Ulcos de captage de CO2 dans les choux... malgré l'avalanche de mauvaises nouvelles qui s'abat sur eux, les représentants des salariés de Florange ne baissent pas les bras. Jeudi, lors d'une réunion à huis clos dans la mairie de la commune à laquelle étaient invités les élus régionaux et le sous-préfet de Thionville en charge du dossier, ils ont pris connaissance d'un rapport d'experts indépendants commandé par le gouvernement Wallon qui conclut à la viabilité de l'aciérie intégrée mosellane. Selon ces experts, seule la volonté d'ArcelorMittal de ne plus investir et de privilégier la rentabilité, fragilise l'usine lorraine.
« Même si la demande européenne est conjoncturellement faible, il n'y a pas de surcapacités de production d'acier qui justifierait la fermeture d'un -ou plusieurs -site, notamment positionné sur les aciers spéciaux . La demande européenne annuelle se situe autour de 200 millions de tonnes », affirment les auteurs de cette étude à laquelle « Les Echos » ont eu accès. Réduire la voilure, conduirait l'Europe à dépendre des importations.
Chercher un nouvel opérateur industriel
L'étude met en avant les résultats de petits aciéristes, tels que SSAB en Suède, Salzgitter (Allemagne) ou Voestalpine (Autriche) : ces opérateurs, qui présentent des similitudes avec Florange, avec une production annuelle de l'ordre de 2,5 à 6 millions de tonnes d'aciers spéciaux, n'ont cessé d'investir, et ils ont globalement maintenu leurs effectifs. La CFDT propose de chercher un nouvel opérateur industriel qui s'impliquerait avec les collectivités territoriales, l'Etat, et les partenaires sociaux. « Des groupes ont manifesté leur intérêt a la reprise du site », assure un de ses représentants. FO et la CGT envisagent carrément la nationalisation de l'usine.
Sans attendre les conclusions, fin juillet, de la mission d'expertise menée à Florange par Pascal Faure à la demande d'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, les participants à la réunion ont convenu de la nécessité de promulguer une loi, promise par François Hollande durant la campagne, obligeant Arcelor, si la fermeture se confirme, à céder ses installations.
Les députés Michel Liebgott (PS) et Anne Gromersh (UMP) vont inciter leurs collègues de l'Assemblée à adopter ce texte, qui sera soutenu localement par un pacte territorial conclu entre élus régionaux et départementaux.
Dans le même temps, il faut que l'Etat fasse pression sur Bruxelles en faveur du projet Ulcos, a déclaré le président (DVD) du conseil général de la Moselle, Patrick Weiten. « Ce projet est vital pour la sidérurgie lorraine», a poursuivi le président du Conseil économique et social de Lorraine, Roger Cayzelle. « Avec Ulcos, nous établirons un rapport de forces avec ArcelorMittal », ajoute le président (PS) de la Région Lorraine, Jean-Pierre Masseret.
Les Echos.fr
Sauver la sidérurgie avec ou sans Mittal
Un geste fort de l’Etat. C’est finalement la même attente qui est partagée par les représentants syndicaux d’ArcelorMittal (CFDT, CGT, FO) et des parlementaires, des élus du Département et de la Région réunis hier, à la mairie de Florange, pour une nouvelle table ronde autour de la situation du site sidérurgique.
Une semaine après avoir rencontré le préfet de Région et mis une nouvelle fois sur la table ses craintes de voir disparaître la filière liquide intégrée, l’intersyndicale voulait laisser les pouvoirs publics locaux s’exprimer.
Sur la même ligne, Jean-Pierre Masseret (Région) et Patrick Weiten (CG57) ont évoqué ce qui pourrait être la base d’un Pacte territorial réaffirmant la volonté de maintenir la sidérurgie lorraine et européenne avec un élément fort de compétitivité autour du projet Ulcos. « Un front uni en pour défendre Ulcos est aujourd’hui prioritaire », a insisté Patrick Weiten, le président du Département. « Si nous sommes sur le podium à la rentrée, Ulcos permettra de sauver la sidérurgie avec ou sans Mittal. »
Mais ce procédé de captage de CO 2, retenu dans la short list des projets susceptibles d’être financés par la Commission européenne (lire RL du 14 juillet), est un serpent qui se mord la queue. Ulcos pourrait sauver les hauts fourneaux mais pour mettre en place ce projet, il faut des installations qui fonctionnent…
Et l’arrêt prolongé des hauts fourneaux d’Hayange est bien ce qui alarme depuis bientôt un an. « Qu’est-ce qu’on fait en attendant la mise en place d’Ulcos ? Qu’est-ce qu’on fait si l’Europe dit non ? L’urgence, c’est de redémarrer ! », exhortent les militants de la CGT.
Chercher un repreneur
« L’Etat doit poser une question simple, savoir ce que veut Mittal », a encore relevé Patrick Weiten. Mais pour beaucoup autour de la table, hier, il n’était plus temps de se poser la question. Pour le député PS Michel Liebgott, « Il ne faut pas se voiler la face. Aujourd’hui, c’est toute la sidérurgie de Mittal en Europe qui est menacée ».
Dès lors, la question d’un repreneur est clairement posée. Et au préalable, celle de la loi promise par François Hollande dont l’urgence a été soulignée par tous. « Est-ce qu’il y aura un repreneur ? Quel sera-t-il ? Faudra-t-il envisager une prise de participation de l’Etat ? » Telles sont désormais les questions clairement posées.
LE REPUBLICAIN LORRAIN
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