Il n'y a pas de Vrai Combat sans Combattants .... Notre combat est JUSTE !
vendredi 24 août 2012
jeudi 23 août 2012
De Edouard Martin : Et si Florange était le second souffle des usines italiennes?
Cela fait plusieurs semaines que j'ai les yeux rivés sur l'actualité industrielle de l'Italie et particulièrement du site de Tarente (sud). La justice italienne vient d'ordonner l'arrêt total de la production du site d'Ilva pour non respect des normes environnementales et pollutions importantes.
Ce sont plusieurs milliers de salariés qui pourraient se retrouver à la rue et, évidemment, les syndicats dénoncent une telle décision.
Non seulement nous les comprenons mais nous soutenons leur démarche pour trouver des solutions. La remise en état des installations (parc à minerai, agglomération, hauts fourneaux, cokerie et aciéries) pourrait prendre plusieurs mois. Or, cette usine produit environ 3 MT de coils par an. Tarente a besoin de temps et d'argent pour ne pas risquer une condamnation définitive.
Donc, si la justice maintient une telle décision (c'est très probabale)pourquoi le site de Florange ne pourrait-il pas servir de solution alternative et provisoire le temps de la réfection du chaud de Tarente? Riva (propriétaire d'Ilva) présent en Lorraine (Neuves Maison) pourrait-il accepter un partenariat industriel avec Mittal? Je pense que oui. Cette famille, de longue tradition industrielle, peut comprendre les enjeux économiques et sociaux et de leur site italien mais aussi de celui de Florange.
Ce sont plusieurs milliers de salariés qui pourraient se retrouver à la rue et, évidemment, les syndicats dénoncent une telle décision.
Non seulement nous les comprenons mais nous soutenons leur démarche pour trouver des solutions. La remise en état des installations (parc à minerai, agglomération, hauts fourneaux, cokerie et aciéries) pourrait prendre plusieurs mois. Or, cette usine produit environ 3 MT de coils par an. Tarente a besoin de temps et d'argent pour ne pas risquer une condamnation définitive.
Donc, si la justice maintient une telle décision (c'est très probabale)pourquoi le site de Florange ne pourrait-il pas servir de solution alternative et provisoire le temps de la réfection du chaud de Tarente? Riva (propriétaire d'Ilva) présent en Lorraine (Neuves Maison) pourrait-il accepter un partenariat industriel avec Mittal? Je pense que oui. Cette famille, de longue tradition industrielle, peut comprendre les enjeux économiques et sociaux et de leur site italien mais aussi de celui de Florange.
L'Etat français a une carte à jouer dans ce dossier au moment même où les discussions sont lancées pour sauver et pérenniser le site lorrain.
Cette solution peut permettre de sauver Tarente et de démontrer que Florange a les capacités de répondre aux exigences des clients de Riva. C'est ça aussi la complémentarité européenne, sinon d'autres industriels venus d'ailleurs se feropnt forts de prendre les marchés laissés "libres" par des non-choix politiques. Et bien sûr par des usines qui n'auront peut-être pas autant d'égard avec les aspects environnementaux. La question est posée, des décisions doivent être prises, maintenant.
D'autant que Florange possède le savoir-faire nécessaire à produire les nuances d'acier nécessaires à Tarente.
Nous pouvons sauver l'acier lorrain qui, lui, peut sauver l'acier tarentais.
Des milliers d'emplois sont en jeu des deux côtés des Alpes.
A nous de jouer en faisant connaître cette possibilité et en la rendant publique. Nous avons fait remonter cette information au gouvernement. Pas de réponse pour l'instant. Le temps presse.
Ami(e)s FB, faites tourner l'info! Merci!
L'acier lorrain vivra! L'acier tarentais aussi!
Cette solution peut permettre de sauver Tarente et de démontrer que Florange a les capacités de répondre aux exigences des clients de Riva. C'est ça aussi la complémentarité européenne, sinon d'autres industriels venus d'ailleurs se feropnt forts de prendre les marchés laissés "libres" par des non-choix politiques. Et bien sûr par des usines qui n'auront peut-être pas autant d'égard avec les aspects environnementaux. La question est posée, des décisions doivent être prises, maintenant.
D'autant que Florange possède le savoir-faire nécessaire à produire les nuances d'acier nécessaires à Tarente.
Nous pouvons sauver l'acier lorrain qui, lui, peut sauver l'acier tarentais.
Des milliers d'emplois sont en jeu des deux côtés des Alpes.
A nous de jouer en faisant connaître cette possibilité et en la rendant publique. Nous avons fait remonter cette information au gouvernement. Pas de réponse pour l'instant. Le temps presse.
Ami(e)s FB, faites tourner l'info! Merci!
L'acier lorrain vivra! L'acier tarentais aussi!
mercredi 22 août 2012
mardi 21 août 2012
Arrêt maladie pendant les congés payés : le report des congés est possible
Jurisprudence
Arrêt maladie pendant les congés payés : le report des congés est possible
Publié le 05.07.2012 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)En cas d’arrêt de travail pour maladie survenu pendant son congé annuel payé, le travailleur a le droit de récupérer ultérieurement la période de congé d’une durée équivalente à celle de sa maladie. C’est ce que vient de préciser la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans un arrêt du 21 juin 2012 (affaire C-78/11).
La Cour relève que la finalité du droit au congé annuel payé est de permettre au travailleur de se reposer et de disposer d’une période de détente et de loisirs. Ainsi, cette finalité diffère de celle du droit au congé de maladie, celui-ci permettant au travailleur de se rétablir d’une maladie engendrant une incapacité de travail. La Cour de justice précise que le travailleur peut prendre son congé payé annuel à une époque ultérieure lorsqu’il coïncide avec une période de congé maladie, peu importe que le congé maladie soit accordé avant ou pendant les congés payés. La nouvelle période de prise des congés payés peut être fixée, le cas échéant, en dehors de la période de référence applicable dans l’entreprise.
Cette décision marque un changement par rapport à la jurisprudence antérieure, notamment française. En effet, celle-ci reconnaissait jusqu’à présent le bénéfice d’un report des congés payés lorsque l’arrêt maladie débutait avant les congés payés, mais pas lorsqu’il débutait pendant les congés. Cette nouvelle solution devrait recevoir application en France car la décision de la Cour de justice s’impose aux juridictions nationales qui seraient saisies d’un problème identique.
lundi 20 août 2012
jeudi 16 août 2012
Aurélie Filippetti invitée du Livre sur la Place à Nancy le vendredi 14 septembre 2012
La ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filipetti, sera l’invitée en septembre prochain du Livre sur la Place à Nancy, l’évènement littéraire de la rentrée. Elle sera l’invitée d’honneur de l’inauguration en présence notamment de la présidente 2012, Amélie Nothomb.
La native de Lorraine devrait faire une rentrée remarquée. Avec des dossiers brûlants qui l’attendent sur son bureau, la ministre accordera du temps pour couper le ruban du Livre sur la Place, l’un des évènements culturels et littéraires les plus importants de la rentrée. La ministre est attendue vendredi 14 septembre pour lancer le Livre sur la Place qui se déroulera jusqu’au 16 septembre sur la Place de la Carrière à Nancy.
Avec plus de 15 millions de livres vendus à travers le monde, Amélie Nothomb est une marraine naturelle pour le premier salon littéraire français de la rentrée. En 1992, à 25 ans à peine, Amélie Nothomb faisait une entrée fracassante dans le monde des lettres avec un livre considéré comme un petit chef d’œuvre d’humour vénéneux, d’ambiguïté, de causticité : Hygiène de l’Assassin. En septembre 2012, à l’occasion de l’évènement, elle publiera son 21ème roman et fêtera à Nancy ses 20 ans de succès.
Au total durant ce week-end placé sous le signe des échanges, de la littérature, de la philosophie et l’ouverture d’esprit, plus de 100 écrivains proposeront des débats ou entretiens, parmi lesquels des stars de librairie : Amélie Nothomb, Amin Maalouf, Michel Serres, Marc Dugain, Bernard Pivot, Florian Zeller, Daniel Rondeau, Tahar Ben Jelloun, Malek Chebel, Laure Adler, Philippe Claudel, Isabelle Autissier, Nathalie Rheims, Serge Bramly, Didier Decoin, Mathias Enard, Isabelle Alonso, Jean-Michel Guenassia, Olivier Adam, Marc Levy, Richard Borhinger, Alain Mabanckou, Daniel Picouly, François de Closets, Véronique Olmi, Jean-Claude Perrier, Zoe Shepard, Françoise Héritier, Jean-Marie Pelt, Hervé Ghesquière, Jean-Marie Rouart, Gonzague Saint-Bris, Igor & Grichka Bogdanoff …
A l’Opéra National de Lorraine et à l'Hôtel de ville, le Livre sur la Place accueillera de prestigieux acteurs pour lire les textes qu’ils aiment.
Anouk Aimée et Elsa Zylberstein liront "Parfums" (Stock), du Lorrain et Académicien Goncourt Philippe Claudel, en sa présence, samedi 15 septembre. Judith Magre de la Comédie française lira "Les plus belles lettres de femmes" (Flammarion), de Laure Adler, samedi 15 septembre. En clôture du Salon, Jacques Weber lira Flaubert, dimanche 16 septembre. Le comédien est, le même jour, l’invité d’un entretien autour de Cyrano.
Cette année, en prélude à cette remise de prix, Christophe Ono-dit-Biot, directeur de la rédaction du magazine Le Point, anime un grand débat : «Les Goncourt parlent de l’Académie».
La remise du Goncourt de la Biographie, le samedi à 11h30 à l’Opéra est l’occasion pour Bernard Pivot de reprendre le micro et d’interviewer le lauréat.
Les émissions phares de France Inter seront à Nancy le week-end. Deux émissions du « Masque et la plume » de Jérôme Garcin, moment incontournable de l’actualité littéraire et culturelle, y seront enregistrées en public et plusieurs émissions seront proposées en direct. Du studio dans lequel France Bleu Sud Lorraine délocalisera une partie de son antenne au Forum littéraire qui programmera non-stop des rencontres entre écrivains.
Le Livre sur la Place – du 14 septembre au 16 septembre 2012
Place Carrière à Nancy – évènement gratuit
Informations pratiques : www.lelivresurlaplace.fr
LOR'Actu
mercredi 15 août 2012
Des salariés prennent la parole... à mots pesés...
Sortie d’usine, par un chaud et bel après-midi d’août. Une vague silencieuse déferle du portier Saint-Agathe. Un ballet de voitures, camionnettes. Des salariés d’Arcelor, des sous-traitants, qui n’ont publiquement jamais eu un mot sur le site florangeois et son devenir.
« Pressés… » Ils le sont pour la plupart. Calfeutrés dans l’habitacle de leur citadine ou berline, zappant illico lieu de travail-domicile.
Ceux-là « n’ont rien à dire » sur l’avenir du site et de la société qui les emploie. Impassibles, ils auraient même une fâcheuse tendance à « engueuler les syndicats, relève Jean Mangin de la CGT, certains allant de surcroît jusqu’à dire que les centrales contribuent à la perte du chiffre d’affaires du patron ».
« Pressés », d’autres le sont aussi, « mais par la direction ». Cette pression que les syndicats ont révélée au grand jour, à plusieurs reprises, lors des mouvements de grève. « Elle a fait un vrai travail de sape, confirme le cégétiste. On le voyait lors de nos actions de blocage des Grands-Bureaux. Le personnel qui ne pouvait rentrer restait sur le trottoir d’en face. Il y avait comme une ligne infranchissable entre nous. Si l’un traversait la route, venait boire un café ou discuter, il n’était pas payé. Ce n’est qu’après un certain temps que la direction leur disait qu’ils pouvaient rester chez eux et que la journée leur serait payée. Alors seulement, quelques-uns osaient venir et nous dire qu’ils nous soutenaient. Mais sans pouvoir manifester avec nous. » Fabrice Legrand, rectificateur, papa de trois enfants, le concède. « On est pris en tenaille. Des gars l’ont vraiment ressentie cette pression. Perso, je n’ai pas été touché par le chômage partiel, j’ai dû prendre des récup’. » Et dans les prochaines semaines ? « A mon avis, le packaging va sauter, il ne restera que le site de Sainte-Agathe », pronostique-t-il. O n va voir à quelle sauce on va être bouffé… On espère que le gouvernement va sangler Mittal. »
Les moyens et l’envie de faire plier Mittal
Un pick-up s’arrête au stop. Interpellé, celui qui indique travailler « à la galva » (secteur galvanisation) est en confiance face aux questions que l’on lui pose. Confiance qui le conduit à imager ses propos à la manière de la célèbre réplique tirée du western de Sergio Leone. « Il y a deux camps dans la boîte. Ceux qui travaillent sur les lignes menacées, et ceux dont les lignes n’ont pas été trop touchées », tranche Laurent Scheltienne. Et au milieu justement, une tranchée.
« On est démunis, on ne peut pas trop aider nos collègues qui subissent le chômage car si nous débrayons, on met en danger notre outil. Débrayer c’est très risqué dans notre situation. » Un mot sur le mutisme de tous ces personnels empêtrés dans la cessation temporaire d’activités ? « On n’a pas réellement grand-chose à dire car on ne sait même pas où l’on va ! On apprend des choses par la presse, les on-dit… Je ne sais pas si le gouvernement a les moyens et l’envie de faire plier Mittal. Le rapport Faure ? Ici, on connaissait déjà son contenu, les conclusions révélées à la fin du mois de juillet n’avaient rien d’exclusif. Je crois qu’il n’influencera en rien Mittal et sa stratégie de groupe. Et Ulcos ? Il est temps pour Hollande de passer aux actes. Ce qu’il a fait jusqu’à présent, c’était de la propagande. Il faut monter au créneau, développer le projet et montrer à Mittal que cela va être rentable pour lui. »
A la question « Avez-vous une boule au ventre lorsque vous vous rendez au travail ? », le trentenaire répondra : « Une boule non, de la rancœur. »
Le républicain Lorrain
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